Le gaz naturel liquéfié, futur eldorado de l’Afrique

(Ecofin Hebdo) - Le gaz naturel liquéfié (GNL) est la nouvelle source d’énergie moins polluante qui s’inscrit au cœur de la stratégie des grandes puissances pour réduire la pollution atmosphérique et mieux protéger l’environnement. A l’aube de cette révolution, l’Afrique est bien placée pour développer une industrie énergétique à fort potentiel et profiter pleinement de cet essor.

Le GNL est du gaz naturel de qualité commerciale, condensé à l’état liquide pour faciliter l’acheminement sur de longues distances, notamment en mer. Son état liquide est atteint en refroidissant le combustible à une température d’environ -160°C à pression atmosphérique. La liquéfaction du gaz naturel s’opère en quatre étapes clés à savoir : l’épuration, la déshydratation, le pré-refroidissement et la liquéfaction proprement dite. Le GNL est aussi le moyen le moins onéreux de transporter du gaz entre deux points éloignés. Une liaison par gazoduc coûte nettement plus cher. Il convient de souligner qu’en matière d’importance dans le mix énergétique mondial, le GNL arrive déjà en troisième position derrière le pétrole et le charbon.

 

Un marché mondial en plein boom

Entre 2006 et 2016, le marché du GNL a beaucoup évolué. En effet, il y a 10 ans, on ne comptait que 15 pays consommateurs de GNL dans le monde entier, tandis qu’aujourd’hui, on en dénombre 39 au total, avec pour principaux exportateurs le Qatar, l’Australie, le Nigéria, la Malaisie et l’Indonésie. L’Asie en est le principal consommateur et importateur. Cette région absorbe d’ailleurs à elle seule plus de 70% de la production mondiale de GNL. Le Japon est le premier consommateur mondial de GNL. En 2016, il a importé 31,3% des volumes totaux exportés. Il est suivi de la Corée du Sud qui a acheté 12,7% de la production mondiale et de la Chine qui en a compté pour 9,9%.

L’Asie en est le principal consommateur et importateur. Cette région absorbe d’ailleurs à elle seule plus de 70% de la production mondiale de GNL.

En outre, les perspectives du marché sont reluisantes pour les prochaines années, selon des chiffres de l’Agence internationale de l’Energie (AIE). Cette dernière explique que la demande globale de GNL devrait passer de 245Mtpa (millions de tonnes par an) en 2015 à 375 Mpta en 2020 et à 470 Mtpa en 2030.

Selon des analystes, même avec une augmentation de la capacité de liquéfaction de plus de 140 millions de tonnes d’ici 2020, soit une augmentation de 44% sur la période 2015-2020, le déséquilibre entre l’offre et la demande en GNL persistera.

 

Une chance pour l’Afrique

Depuis les cinq dernières années, les sociétés présentes dans l’exploration d’hydrocarbures ont multiplié les découvertes de gaz naturel un peu partout sur le continent africain. De l’Egypte au Mozambique en passant par le Sénégal et la Mauritanie, les réserves sont gigantesques et permettront à l’Afrique de se repositionner, à partir de 2020, sur la carte de la fourniture énergétique mondiale. Pour rappel, le début des années 2020 est la date prévue pour le lancement de nombreux projets gaziers sur le continent. Dans ces pays, on rêve désormais de donner un coup d’accélérateur à l’économie à partir des revenus tirés de l’exportation du gaz mais aussi de s’en servir pour régler les problèmes internes liés à l’électrification.

De l’Egypte au Mozambique en passant par le Sénégal et la Mauritanie, les réserves sont gigantesques et permettront à l’Afrique de se repositionner, à partir de 2020, sur la carte de la fourniture énergétique mondiale.

Le gaz naturel offre, en effet, l’avantage d’être plus propre pour la production électrique, comparativement au charbon dont dépendent énormément de nombreux pays africains comme l’Afrique du Sud ou encore le Nigéria. Mieux que le pétrole dont la volatilité des prix a énormément affecté les économies de nombreux pays africains depuis 2014, le GNL est devenu une alternative plus sure à la stabilisation des recettes publiques des pays producteurs. Et plusieurs pays africains s’attèlent à développer des infrastructures de liquéfaction et multiplient les efforts pour tirer leurs épingles du jeu.

En Afrique, quatre principaux projets de liquéfaction de gaz naturel sont en activité, notamment au Nigéria, en Algérie, en Angola et en Guinée Equatoriale.

 

Nigeria LNG, le plus grand projet

Le Nigéria accueille le plus grand projet de liquéfaction de gaz naturel en Afrique sur l’île de Bonny au large de l’Etat de Cross River. D’une capacité de 22 Mtpa, l’usine est dotée de trois trains de liquéfaction et est entrée en production en 1999. Elle est gérée par Nigeria LNG un consortium entre la Nigerian National Petroleum Corporation (NNPC) avec 49%, Shell (25,6%), Total LNG Nigeria (15%) et Eni (10,4%).

 LNG NIgeria

Le Nigéria accueille le plus grand projet de liquéfaction de gaz naturel en Afrique.

L’Algérie est ses trois complexes de liquéfaction

En Algérie, l’activité de liquéfaction de gaz naturel est gérée en JV par la Sonatrach qui opère jusqu’à trois complexes de GNL, dont deux à Arzew (GL1.Z et GL2.Z) et un à Skikda (GL1.K), d’une capacité totale de production de 41,9 millions m3/an. Des projets sont en cours de développement pour augmenter la capacité de production nationale afin d’augmenter la compétitivité du pays sur le marché européen où il est le troisième plus grand fournisseur de gaz naturel.

 

De nouveaux accords pour Angola LNG

Située à Soyo, dans la province angolaise du Zaïre, l’usine de liquéfaction du consortium Angola LNG est sortie de terre en 2007 avec à son actif une unité de traitement, un terminal maritime et des installations de chargement.

 LNG Angola Team

Une équipe d’Angola LNG.

Il produit 5,2 Mtpa et livrait majoritairement, jusqu’en fin 2017, des terminaux au Brésil et en Amérique latine. En septembre 2017, le consortium, composé de Sonangol, la société publique angolaise des hydrocarbures (22,8%), du groupe américain Chevron (36,4%), de BP, d’Eni et de Total avec chacun 13,6% a signé trois accords majeurs de livraison de GNL à de nombreux terminaux appartenant aux négociants suisses d’énergie Vitol et Glencore, ainsi qu’au négociant allemand RWE Supply & Trading. Des contrats de diversification de ses fournitures qui rime avec la diversité des nouveaux arrivants sur le marché.

 

La Guinée Equatoriale et ses 3,4 Mtpa dont elle ne profite que « très peu »

La Guinée Equatoriale produit 3,4 mtpa de GNL et a signé un accord de vente de sa production à BG, devenu Shell. L’accord signé en 2006 court sur 17 ans et arrivera à expiration en 2023. Le gouvernement équato-guinéen, qui laisse filtrer très peu d’informations sur ce projet, a déclaré que BG revend à son tour, « très cher » ce GNL sur le marché asiatique. Par conséquent, la Guinée Equatoriale profite très peu de ce projet.

 

Les futurs projets

En Afrique, déjà 8 pays ambitionnent de développer une industrie locale de liquéfaction pour la consommation interne ou pour l’exportation. C’est le cas de la Côte d’Ivoire, du Cameroun, de l’Egypte, de la Guinée Equatoriale, du Burkina-Faso, du Mozambique, du Sénégal et de la Mauritanie.

 

La Guinée Equatoriale et le premier projet de liquéfaction en eaux profondes d’Afrique (Fortuna FLNG)

Avec ses immenses découvertes de gaz naturel sur le bloc R en eaux profondes, au large de l’île de Bioko, Malabo compte se donner une deuxième chance avec le GNL à l’export en liquéfiant le gaz extrait pour une capacité de 2,2 Mtpa. Dénommé, Fortuna FLNG, le projet sera opéré par le Britannique Ophir Energy et entrera en production en 2020. En août 2017, le gouvernement équato-guinéen et Ophir ont décidé de céder la moitié de la production du site au trader suisse Gunvor. Ceci, chaque année pendant 10 ans. Le ministre en charge des Energies, Gabriel Mbaga Obiang Lima, a aussi annoncé que l’autre moitié restante de la production sera vendue aux autres pays de la région « qui sont fortement demandeurs ».

 

Le CI-GNL en Côte d’Ivoire

Poussée par son ambition de devenir un pôle régional en matière de production d’électricité, la Côte d’Ivoire a démarré en 2016, la construction d’une usine de regazéification de gaz naturel qui sortira de terre à Abidjan. Le projet est conduit par un consortium composé de Total, l’opérateur avec 34% d’intérêt, l’Azerbaïdjanais SOCAR (26%), Shell (13%), la société d’Etat ivoirienne du pétrole (11%), Golar (6%), CI Energies et Endeavour Energy avec chacun 5%. L’usine aura une capacité de production initiale sera de 36 mBtu avec une possibilité de l'augmenter à 100 mBtu. Elle accueillera aussi la construction d’un FSRU à Vridi, dans la banlieue d’Abidjan, et d’un pipeline reliant le FSRU à deux centrales électriques, suffisament puissantes pour générer l’énergie nécessaire à satisfaire la demande interne et satisfaire une partie de la demande dans la région. Une fois livrée, son coût sera de 120 à 130 millions d'euros.

Poussée par son ambition de devenir un pôle régional en matière de production d’électricité, la Côte d’Ivoire a démarré en 2016, la construction d’une usine de regazéification de gaz naturel qui sortira de terre à Abidjan.

 

Dans un communiqué de Total, Philipe Sauquet, responsable de la section gaz de Total, explique que «ce projet illustre la stratégie de Total visant à développer de nouveaux marchés du gaz en ouvrant l'accès au GNL aux économies à croissance rapide (…) Nous sommes très heureux d’avoir été sélectionnés par les autorités ivoiriennes pour gérer ce projet qui répondra aux besoins croissants de gaz et d’électricité au niveau national et régional ».

 

Le Ghana et ses projets d’importation de GNL à petite échelle


Le Ghana, pays producteur de gaz n’arrive pas à subvenir aux besoins électriques de sa population. Toute la production de gaz générée par les producteurs présents dans le pays est convoyée vers les usines de traitement de gaz pour être ensuite distribuée dans les réseaux de production électrique. Or, la demande est sans cesse croissante, notamment celle-ci qui provient des activités manufacturières.

Le pays souhaite, comme son voisin ivoirien, devenir le centre d’excellence de production d’électricité pour le marché régional à partir du gaz et les trois projets d’importation de GNL (Sahara-NNPC, Quantum et Skaugen) semblent ne pas pouvoir satisfaire les ambitions du gouvernement. Il convient de souligner que très peu d’informations sont disponibles sur ces projets.

En septembre dernier, le pays a signé un accord d’approvisionnement de GNL avec la Guinée Equatoriale et Gazprom. La Guinée Equatoriale qui a annoncé qu’elle écoulera 1,1 Mtpa de sa production de GNL sur les marchés demandeurs de la région, a convenu avec le Ghana de lui céder un volume de gaz non encore précisé de GNL sur 5 ans à partir de 2020. Les deux parties devraient se retrouver dans les prochains mois pour peaufiner l’accord.

Pour ce qui est de Gazprom, il a annoncé qu’il fournira 250 millions de mètres cubes de gaz par jour au Ghana, « à un prix compétitif », sur une durée de 12 ans, à partir de 2019, rapporte le site d’informations spécialisées Natural Gas World. Cela est suffisant, selon les responsables du secteur pour générer 1000 MW de production électrique. Ce seuil énergétique devrait permettre au pays de faire un pas de géant vers l’éradication du délestage électrique. Le contrat offre, toutefois, la possibilité au Ghana de réduire ce volume d’approvisionnement de 10% par an, si nécessaire.

 

Le Cameroon LNG

Afin de profiter du boom du GNL dans les pays émergents, le Cameroun a décidé de se doter d’une usine flottante de liquéfaction de gaz naturel d’une capacité de 1,2 Mtpa. C’est d’ailleurs pour cette raison que la production du champ sera essentiellement destinée à l’exportation. Cette usine située à 30 km au sud de Kribi, sur la côte sud du Cameroun, sera contrôlée par la société publique des hydrocarbures, SNH et Perenco Cameroun, à partir du gaz extrait sur les champs offshore Ebomé et SanagaSud où Gazprom détient des droits exclusifs sur le gaz produit. A en croire les autorités camerounaises, l’usine entrera en service dans le courant du premier trimestre de 2018.

 

Le Zohr d’Egypte

En août 2015, en Egypte, l’Italien Eni a découvert le plus grand gisement de gaz naturel de toute la Méditerranée. Les travaux exploratoires qui ont suivi cet évènement lui ont permis de signaler un potentiel gazier récupérable de 32 Tcf (Trillion cubic feet) dans la région, suffisant pour installer des unités de liquéfaction et mettre un terme aux importations de GNL du pays. La production gazière sur le champ a démarré en décembre dernier et celle de GNL devrait commencer sous peu, selon les responsables d’Eni. L’ensemble de la production de GNL servira à satisfaire en priorité la demande interne. En cas de surplus, elle sera revendue aux pays demandeurs de la région, a expliqué le ministre en charge de l’Energie, Tarek El Molla.

Zohr

Une équipe d’ENI sur le Zohr.

Il y a quelques jours, le responsable a assuré que le pays tournera définitivement dos aux importations au terme de l’exercice financier 2017-2018 qui se terminera en juin prochain. Il faut rappeler qu’avant cette échéance, Le Caire avait prévu la date de début 2019.

 

Sénégal/Mauritanie

Dans les eaux du Sénégal et de la Mauritanie qui sont deux pays voisins, s’étend le long de la frontière maritime un trend gazier important qui a vu la découverte de plusieurs gisements de gaz de part et d’autre de la frontière depuis les quatre dernières années. Kosmos Energy, qui a mené les campagnes d’exploration et de forage dans ces eaux, a réussi à convaincre les gouvernements des deux pays d’exploiter en commun ces gisements pour produire du GNL avec « plusieurs unités ».

La production démarrera entre 2021 et 2023 et fera des deux pays des acteurs clés de la fourniture mondiale de GNL.

Grâce au champ Tortue/Ahmeyim, dont les réservoirs sont estimés à 450 milliards de pieds cubes, les deux pays vont produite du GNL qui, selon les analystes, s’exportera vers les marchés émergents. La production démarrera entre 2021 et 2023 et fera des deux pays des acteurs clés de la fourniture mondiale de GNL.

 

Le Mozambique et ses deux gros projets de liquéfaction de GNL

Depuis le début des années 2010, le Mozambique a enregistré de vastes découvertes gazières, grâce notamment à l’Américain Anadarko, opérateur de la Zone extracôtière 1, et à l’Italien Eni, opérateur de la Zone extracôtière 4.

Les travaux exploratoires menés par Anadarko lui ont permis de mettre la main sur un gisement de 75 milliards de pieds cubes, à partir duquel il compte installer une unité de liquéfaction de 12 Mtpa à Palma, dans la province de Cabo Delgado. Pour l’instant, Anadarko doit signer des accords de vente (SPA) de 8 millions de tonnes par an pour favoriser la prise de la décision finale d’investissements sur le projet. Actuellement, il n’en est qu’à 2,6 millions de tonnes par an.
De son côté, Eni a découvert environ 85 Tcf de gaz sur la Zone extracôtière 4. Il compte y installer une unité flottante de liquéfaction de gaz naturel (FLNG), précisément sur le champ Coral Sud. Celle-ci disposera d’une capacité de production de 3,3 Mtpa. Ces deux projets entreront en production entre 2022 et 2023, selon le président Filipe Nyusi.

 

Le Burkina-Faso et son projet d’importation de GNL

Pour une meilleure production d’électricité. Le Burkina faso a signé avec Malabo en septembre 2017 un mémorandum d’entente pour l’importation d’un volume de GNL non encore spécifié. Selon les termes de l’accord, les deux parties vont négocier et exécuter un contrat de vente et d'achat de GNL (SPA), ainsi qu’un accord d'utilisation de terminal (TUA) qui servira de base à leur première transaction de GNL. Le volume qu’enverra La Guinée Equatoriale fait partie de 1,1 Mtpa prévu pour ses voisins de la sous-région. Au vu de la panoplie des projets qui entreront en production dans les prochaines années et étant donné que le marché asiatique est le plus attractif et le plus demandeur, les nouveaux futurs exportateurs africains de GNL pourraient en profiter pour rentabiliser rapidement les investissements faits en amont.

 

L’Asie, un marché à prendre pour le GNL africain

Aujourd’hui, l’Afrique ne représente que 4% de la consommation mondiale de gaz naturel. Ce taux devrait, selon les analystes de BP, passer à environ 6% dans les 20 prochaines années. Il faut noter, à partir de ces statistiques, que la demande spécifique en GNL sur le continent est, pour l’heure, marginale. Cependant, l’engouement suscité par l’idée d’une énergie plus propre et plus abordable fait que de plus en plus de pays veulent construire leurs nouvelles politiques d’électrification autour de ce combustible. Ailleurs, dans les autres régions du monde, la demande en GNL est exponentielle, notamment celle qui vient d’Asie, avec le Japon et la Corée du Nord en tête.

Il faut aussi souligner que les prix du gaz naturel y sont les plus intéressants. Selon S & P Global Platts, en Asie, la moyenne des prix du GNL est de 10,05 $ par British thermal Unit (MMBTU) alors qu’en Europe, il tourne autour de 8 $ par MMBTU.


C’est surtout une occasion offerte aux futurs producteurs africains de gaz naturel de profiter d’un nouveau marché dynamique, qui a de beaux jours devant lui. En effet, sur le marché asiatique, la demande en GNL ne cesse d’augmenter et la transition énergétique actuellement en cours y a considérablement réduit les parts de marché du charbon.


Par ailleurs, il importe de signaler que la Chine qui est l’un des principaux consommateurs mondiaux de GNL va investir 7 milliards de dollars dans l’industrie africaine de la liquéfaction d’ici 2020. Les investisseurs chinois ont déjà prêté ou promis près de 4 milliards de dollars pour le compte de trois projets au large des côtes africaines, selon Reuters. 3 autres milliards de dollars seront débloqués pour, non seulement financer, mais également réaliser des plateformes de production avant les deux prochaines années.


Reste qu’il existe des risques que certains projets n’obtiennent pas les gigantesques financements necessaires : la lenteur dans l’exécution des projets de développement, l’insécurité des investissements ou encore les cadres juridiques trop complexes de certains pays africains peuvent faire hésiter. Ainsi, il y a quelques semaines, Natural Gas World a annoncé que les investisseurs chinois avec lesquels le gouvernement équato-guinéen et le Britannique Ophir Energy mènent des négociations pour Fortuna FLNG se sont retirés des pourparlers pour des motifs non encore précisés. Par conséquent, Ophir devra recommencer les négociations avec un ou d’autres potentiels investisseurs, ce qui met en péril le début de la production sur le projet, prévu en 2020.

 

Dossier réalisé par Olivier de Souza

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