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L’Afrique veut profiter davantage  de la manne des financements islamiques «altruistes»

(Agence Ecofin) - Des officiels et des acteurs africains du monde de la finance ont exprimé, le 16 septembre à Abidjan, leur souhait d’attirer davantage de financements en provenance du monde arabo-musulman en vue de combler le déficit de ressources dont souffre le continent. «Le secteur de la finance islamique offre d’excellentes perspectives pour le continent africain que nos Etats se doivent de saisir», a déclaré le Premier ministre ivoirien, Daniel Kablan Duncan, à l’ouverture du Forum africain sur la finance islamique (FAFI).

De son côté le ministre ivoirien du Plan et du développement, Albert Toikeusse Mabri (photo), a estimé que la finance halal présente plusieurs atouts pour l’Afrique, évoquant notamment son faible coût. «Les investissements  islamiques ont la caractéristique d’être extrêmement mobilisables, pour des nécessités de réalisation des actions de développement, de présenter un faible coût et de revêtir un caractère altruiste», a-t-il fait remarquer. M. Mabri a invité à cette occasion l’Afrique de l’ouest «qui est longtemps restée très peu mobilisée par ce nouveau mode de partenariat avec les pays arabes» à profiter de cette alternative.

«Presque la moitié des pays membres de la Ligue arabe 10/22 sont en Afrique et leur économie contribue pour plus de 33% du PIB du continent africain», a noté le directeur de la Banque arabe pour le développement économique de l’Afrique (BADEA), Sidi Ould Tah. «Il nous importe aujourd’hui plus que jamais d’agir afin que l’économie, le commerce, l’investissement direct et la finance renforcent davantage cet enchevêtrement que nous voulons inextricable», a-t-il suggéré.

 Ici la liste et les performances de 219 fonds d’investissement islamiques

Après l’Afrique du Sud et le Sénégal, la Côte d’Ivoire s’apprête à souscrire son premier sukuk en vue de mobiliser 350 milliards de FCFA (environ 534 millions d’euros), grâce à l’appui de la Banque islamique de développement (BID) qui compte des filiales au Sénégal, au Niger, en Guinée-Bissau et en Mauritanie.

L’Afrique manque cruellement de ressources pour financer son développement économique et ses infrastructures. Selon des données publiées en marge du Forum africain sur la finance islamique, les banques africaines restent «malgré les efforts réalisés, insuffisamment capitalisées et disposent pour l’essentiel de ressources à court voire à très court termeavec un taux de dépôts à vue de 58,4% dans l’espace l’Union économique ouest-africaine UEMOA».

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