La Côte d’Ivoire veut améliorer la compétitivité de sa filière banane dessert

La Côte d’Ivoire veut améliorer la compétitivité de sa filière banane dessert

(Agence Ecofin) - Le Fonds interprofessionnel pour la recherche et le conseil agricoles (FIRCA) de Côte d’Ivoire a lancé une initiative visant à accroitre le développement de la filière banane désert dans le pays. A cet effet, deux études commanditées par l’institution ont fait l’objet d’une restitution à l’occasion d’un atelier organisé ce vendredi 15 février à Abidjan.

Ces études ont été réalisées, d’une part, dans le cadre de la mission d’évaluation des techniques culturales en vigueur dans les exploitations industrielles de banane dessert de Côte d’Ivoire, effectuée en octobre 2018 par le Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (CIRAD). Et d’autre part, à l’occasion de deuxième campagne monitoring des champignons post récolte de la banane. A cela, on peut également ajouter les conclusions des missions effectuées sur la cercosporiose en Côte d’Ivoire et ailleurs.

L’autre objectif poursuivi à travers cet atelier était de présenter, à l’attention des professionnels et d’acteurs de la filière, les axes d’amélioration de la compétitivité de la filière banane ivoirienne ainsi que les innovations technologiques transférables.

Notons qu’avec une production estimée à 300 000 T par an cultivés sur une superficie de 7500 ha, la Côte d’Ivoire occupe le 1er rang d’exportateur vers le marché européen, soit près de 25% des volumes totaux d’exportation des pays ACP.

La filière banane dessert représente environ 3% du PIB et près de 8% du PIB agricole, constituant ainsi, après l’Etat, la 2ème employeuse de travailleurs estimés à 12 000 directs et plus de 4000 indirects, selon les chiffres officiels.

Toutefois, selon Mme Aman Koko du ministère ivoirien de l’agriculture et du développement rural, la filière banane en Côte d’Ivoire est menacée par des maladies tel que la cercosporiose et le charançon des bananiers « pour lesquels de gros moyens de lutte sont déployés ». A ce titre, cette initiative du FIRCA s’avère plus que nécessaire pour maintenir, voire augmenter, le niveau de production actuelle dans la filière.  

Zeinab Dosso (Stg)


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