Ecofin Finance
Agence Ecofin
Yaoundé - Cotonou - Lomé - Dakar - Abidjan - Genève

Après le scandale des créances douteuses, la filiale au Nigeria du groupe Ecobank pourrait de nouveau devenir une source de défis.

Après le scandale des créances douteuses, la filiale au Nigeria du groupe Ecobank pourrait de nouveau devenir une source de défis.
  • Date de création: 26 avril 2019 13:42

(Agence Ecofin) - Ecobank Transnational Incorporated travaille à apporter un appui en fonds propres de 31,7 milliards de Nairas (87,1 millions $) entre avril et mai 2019 à sa filiale basée au Nigeria, a appris l'agence Ecofin de documents officiels. Cet appui viendrait après un autre de 19,1 milliards de Nairas (53 millions $), donné par le groupe panafricain à la même entité. 

De première filiale en matière de génération des revenus, le Nigeria s'est transformé en gouffre financier pour le Groupe basé à Lomé. Ecobank Nigeria est désormais classé deuxième derrière le bloc des filiales présentes dans les pays membres de l'Union monétaire ouest-africaine (UEMOA), par sa contribution aux revenus.

 Et pourtant, la filiale pose un risque potentiel à l'équilibre d'ETI. L'un des défis qu'on relève, c'est le niveau d'exposition au secteur pétrolier et Gazier aval (vente de carburant et de gaz domestique et industriel).

Pour le compte de l'exercice 2018, le groupe a compté une provision de 28,9 millions $ pour l'exposition de sa filiale à deux entreprises de ce secteur, en s'appuyant sur les règles de la méthode IFRS 9 (nouveau standard international de reporting des provisions). 

Seulement, la banque centrale du Nigeria, pour limiter le niveau d'encours de prise de risque dans le secteur, a fixé des règles plus strictes en matière de provision et pour la période s'achevant fin 2018, Ecobank Nigeria devrait plutôt provisionner pour plus de 140 millions $.

Le régulateur nigérian du secteur bancaire a accordé un moratoire qui court jusqu'en 2020 pour que soit ajusté le tir. Mais durant la période Ecobank Nigéria ne pourra plus prendre un certain volume de risques par rapport à ses fonds propres ni distribuer de dividendes. Or ETI qui n'exerce pas lui-même des activités de banques ne compte que sur le cash-flow généré par ses filiales pour faire du chiffre d'affaires.
Les investisseurs du récent emprunt international émis par le groupe bancaire semblent avoir eu vent de ces défis. Ses obligations ont été achetées légèrement au rabais (99,02 % de la valeur d'une valeur d'émission unitaire de 200 000 $).

Aussi, ETI a dû donner de très bonnes garanties. Il a par exemple accepté de perdre pour des litiges liés à cette opération, l'immunité juridictionnelle que lui confère l'accord de siège avec le Togo.

Enfin, l'emprunt aura coûté 11 millions $ de frais payés aux arrangeurs. Un coût qui relève du caractère complexe de la structuration.

Rappelons que les déboires du groupe ont débuté avec des créances douteuses nées de la filiale nigériane. L'origine de ces créances n'a jamais officiellement été établie, mais des sources concordantes ont révélé que cela a été le fait d'une opération interne qui a mal tourné.
Idriss Linge


Ecofin Finance     


 
GESTION PUBLIQUE

Afrique du Sud: le ministère de l'Environnement élabore une stratégie d'adaptation au réchauffement climatique

Le Zimbabwe mobilise 500 millions $ auprès de banques internationales pour réduire la pénurie de liquidités

Soudan: l’Arabie saoudite dépose 250 millions de dollars à la Banque centrale

Ghana: le gouvernement signe un accord avec Ethiopian Airlines pour la création d'une nouvelle compagnie aérienne nationale  

 
AGRO

Zimbabwe : Delta Corp se tournera vers ABInBev pour obtenir des intrants pour ses activités

La Tanzanie veut porter sa production rizicole à 4,5 millions de tonnes d’ici 2030  

Nigeria : la banque centrale forme un comité pour dynamiser l’industrie textile  

Sénégal : les producteurs de la région de Kaffrine mieux outillés grâce à l’information climatique

 
ELECTRICITE

Le Sénégal désire s’inspirer de la Tunisie pour le rachat de l’électricité renouvelable auprès des particuliers

Ethiopie : le manque d’eau dans les barrages contraint le pays à des délestages et à la diminution de ses exportations

La Namibie désire satisfaire elle-même 80% de sa demande électrique d’ici 2022

La Banque mondiale exclut pour 15 mois, la compagnie Sieyuan Electric pour fraudes

 
HYDROCARBURES

Des actionnaires de Shell demandent à la société de modifier sa politique climatique, Shell refuse et obtient du répit

Libye : en avril, une hausse des recettes pétrolières

Tunisie : Serinus Energy annonce la reprise de ses activités d'exploitation de pétrole et de gaz

Nigeria : la police de l’Etat de Rivers révèle que cinq travailleurs du secteur pétrolier ont été enlevés

 
MINES

Maroc : la production de plomb a augmenté de 34,2% en 2018

Afrique du Sud : Amplats veut vendre ses mines Twickenham et Bokoni

Zambie : le président menace de rompre ses partenariats avec les compagnies étrangères

Afrique du Sud : l’AMCU n’obtient pas l’annulation de la transaction entre Sibanye et Lonmin  

 
TELECOM

L’Angola utilisera les satellites d’observation de la terre d’Airbus pour la surveillance de son territoire

MTN Côte d’Ivoire dote l’Agence Ivoirienne de Presse de matériels informatiques et numériques

Les Seychelles envisagent une stratégie pour développer la technologie financière

Ouganda: MTN remporte le marché de fourniture de l’accès à Internet aux députés, évalué à 16,5 millions de shillings par mois

 
COMM

La chaîne panafricaine A+ recompensée lors des Teranga Movies Awards

Guinée : les autorités lancent la phase opérationnelle du projet de mesure d’audiences audiovisuelles

L’Etat camerounais est désormais propriétaire d’Afrimedia SAS, le diffuseur d’Africa 24

Côte d’Ivoire : au Discop, les acteurs de l’audiovisuel veulent penser l’avenir du secteur

Enveloppe
Recevez chaque jour la lettre
Ecofin Finance/Gestion Publique