Yaoundé-Genève | 2 août 2014

SABMiller veut pouvoir répondre à la demande africaine croissante en bière

SABMiller veut pouvoir répondre à la demande africaine croissante en bière

(Agence Ecofin) - SABMiller envisage d’investir $ 2,5 milliards en Afrique (hors Afrique du Sud) au cours des cinq prochaines années, a expliqué, hier 16 avril, Mark Bowman, directeur général de la filiale du groupe en Afrique du Sud, en marge du Reuters Africa Investment Summit.

Objectifs: construire deux à trois nouvelles brasseries chaque année sur le continent car certaines, existantes, tournent déjà à pleine capacité, et en rénover certaines autres. Le budget annuel, sur les 3 à 5 prochaines années, tourne autour de $ 400 à 500 millions, précise-t-il.

Un investissement qui permettra au groupe de faire face à la demande mais aussi de la devancer sur certains marchés très dynamiques. Rappelons que les activités africaines du groupe britannique –également coté à la bourse de Johannesburg- captent la plus grande part des dépenses d’investissement du groupe, le continent étant son marché à la plus forte croissance: les volumes ont augmenté de 11% au dernier trimestre 2011.

Le calcul du groupe est simple. Le continent abrite environ un milliard de personnes et, après une décennie de relative stabilité politique, des douzaines d’économies sont à croissance rapide. Or la consommation de bières importées par habitant est faible, de l’ordre de 8 litres par personne contre 70 en Amérique du Nord ou en Europe. Mais, selon Mark Bowman, si on inclut les bières locales, moins chères, la consommation continentale est aussi importante que n’importe quel marché développé. Ainsi, avec des prix abordables, la consommation per capita peut atteindre 30 litres par personne sur les 15 à 20 prochaines années.

Pour développer la fabrication locale de bière, le numéro deux mondial utilise de façon croissante des matières premières locales, plus compétitives, comme le manioc et le sorgho au lieu de l’orge. A la fin de l’année dernière, le groupe a lancé au Mozambique une bière à base de manioc qu’il a vendu à 70% du prix des bières les plus consommés sur ce marché, grâce à une fiscalité allégée.

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