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Selon Tayeb Kebbal, Algérie Telecom réclame 1,4 milliard $ de factures impayées à ses débiteurs

(Agence Ecofin) - Selon le site algérien d’information elmoudjahid.com, l’opérateur historique des télécommunications, Algérie Telecom, enregistre actuellement des créances d’une valeur de 160 milliards de dinars algériens (1 456 000 000 dollars US). Ce montant représente le cumul de dettes de plusieurs entreprises publiques et privées et clients particuliers, dues à l’entreprise publique. C’est Tayeb Kebbal, le président-directeur général de l’opérateur historique des télécommunications, qui l’aurait révélé  le 9 octobre 2016, lors de la signature d’une convention de partenariat avec  la Caisse nationale des assurances sociales des travailleurs salariés (CNAS).

Selon le patron d’Algérie Telecom, cet état de choses est un préjudice financier qui porte atteinte aux capacités de la société publique dans la réalisation de ses projets d’investissement pour le développent du secteur télécoms national. D’après Tayeb Kebbal, l’entreprise a besoin de toutes ses ressources financières pour atteindre son objectif de multiplication par dix des capacités de raccordement des clients au réseau ADSL. Actuellement, Algérie Telecom enregistre entre 200 000 et 250 000 nouveaux clients par an, pour un nombre total actuel de 2,2 millions de clients ADSL. L’opérateur veut atteindre une moyenne de 2 millions de nouveaux clients, par an, et être capable de raccorder tous les foyers du pays à Internet, d'ici à 2019.

Pour entrer en possession de ses créances, Tayeb Kebbal a indiqué qu’Algérie Telecom a déjà saisi la justice pour le recouvrement des plus grosses factures. Les factures de moindre envergure sont traitées au niveau du service du contentieux de l'entreprise publique. Une commission a même été créée et travaille de concert avec la direction générale d’Algérie Telecom sur le suivi de ces diverses créances de la société.

En novembre dernier, le site d’information maghrebemergent.com rapportait que les dettes cumulées des administrations et entreprises publiques, ainsi que des collectivités locales envers Algérie Telecom s’élevaient à 60 milliards de dinars algériens (546 millions de dollars US). Le Premier ministre Abdelmalek Sellal avait alors instruit les représentations du gouvernement, à l’effet de s’acquitter de leurs dettes le plus rapidement possible. Le chef du gouvernement avait également conseillé à l’opérateur public de se charger du recouvrement de ses créances auprès des clients particuliers et même de saisir la justice face aux récalcitrants.

Muriel Edjo


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