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Selon des spécialistes, la technologie blockchain peut soutenir le développement de la ZLECAf

  • Date de création: 02 juillet 2021 15:38

(Agence Ecofin) - La Zone de libre-échange continentale africaine veut créer un marché unique d'environ 1,3 milliard d’habitants. Cela pose des défis comme la diversité des monnaies, la transparence et la célérité dans les transactions. En tant que technologie disruptive, la blockchain peut aider à les relever.

La Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) est entrée dans sa phase opérationnelle depuis le 1er janvier 2021. En tant que moyen décentralisé pouvant faciliter les paiements et la transparence des transactions, la technologie blockchain peut véritablement booster cet outil de développement du commerce intra-africain d’après différents spécialistes des secteurs concernés relayés par le média sud-africain ITWeb.

« Il n'y a aucune raison de penser que le commerce intra-africain ne pourrait pas augmenter de 20 à 30 % dans les cinq prochaines années grâce à la numérisation et à la blockchain », déclare Louis du Plessis, responsable du financement du commerce chez le sud-africain Rand Merchant Bank (RMB). Selon lui, l’adoption de la blockchain contribuera à aplanir les difficultés liées aux frais élevés, au manque de financement ou encore à l’absence de systèmes fiables, que rencontrent les hommes et femmes d’affaires commerçant avec d’autres pays.

Alors que le système formel ne domine pas encore les activités économiques sur le continent, la blockchain représente une alternative crédible que peuvent exploiter aussi bien les acteurs privés que les décideurs publics. Ces derniers peuvent ainsi lutter contre la lourdeur administrative qui est l’un des arguments souvent avancés par les acteurs de l’informel. De plus, les cryptomonnaies qui sont adossées à la blockchain représentent des moyens de paiement universel pour tous les acteurs, en l’absence d'une devise officielle unique à l’échelle du continent.

Si toutes ces technologies ont donc le potentiel de soutenir le développement de l’Afrique, rien de solide ne pourra être mis en place sans une volonté politique des Etats. « Si des directives réglementaires favorisant l'innovation et la liberté sont adoptées, cela placerait le continent dans une position très favorable pour montrer l'exemple au monde », confirme Carel de Jager, consultant à la Blockchain Academy.

Plusieurs pays du continent ont déjà compris ces différentes opportunités et travaillent, individuellement ou de concert avec des spécialistes mondiaux de la blockchain, pour mettre en œuvre des réformes. Il s’agit entre autres de la Tanzanie, le Nigeria ou encore le Ghana.

Emiliano Tossou

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Emiliano Tossou
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