Ecofin Telecom
Agence Ecofin
Yaoundé - Cotonou - Lomé - Dakar - Abidjan - Genève

« Le cloud mobile est promis à un grand avenir »

  • Date de création: 19 mai 2012 05:53

(Agence Ecofin) - Pour les experts de BearingPoint, le cloud mobile va révolutionner notre manière de travailler.

Le service cloud, ou informatique dématérialisée, révolutionne tout l’écosystème de l’informatique. Désormais, l’utilisateur a la possibilité – via Internet – de solliciter une ou plusieurs applications en temps réel, à volonté et en toute transparence.

Pour les entreprises, la standardisation et la qualité de service élevée à moindre coût offrent ainsi des économies d’échelle importantes. Autre innovation majeure : le « pay as you go », ou paiement à l’usage. Le cloud mobile est une déclinaison particulière du cloud. Comme son nom le laisse deviner, il s’agit d’accéder à des applications en mode SaaS depuis des terminaux mobiles (smartphones, tablettes, etc.).

Cependant, le cloud mobile se distingue du SaaS traditionnel. Tout d’abord car l’environnement mobile ne permet pas encore de répondre à l’une des promesses du SaaS, à savoir s’appuyer sur un client léger sur le terminal. Les débits mobiles, aujourd’hui plus faibles que ceux du fixe, la couverture 3G ainsi que les coupures de réseau imposent la plupart du temps des applications installées sur le terminal mobile.

Enfin, la composante mobile du cloud offre de nouvelles perspectives et de nouveaux usages qui en font une famille du cloud à part entière. Dans la famille du cloud, le cloud mobile est sans doute promis à un grand avenir, aussi « prometteur que l’utilisation du mail a modifié les comportements au travail », selon les auteurs Erik Campanini et Sylvain Chevallier de BearingPoint. En tant que déclinaison du cloud, il permet d’accéder à des applications en mode « Software As A Service » (SaaS) depuis des terminaux mobiles comme les smartphones ou les tablettes. « Dans les cinq prochaines années, le cloud mobile sera un important relais de croissance sur le marché des télécoms et de l’IT B2B », déclarent les auteurs.

Une grande maturité des acteurs et des usages

Pour eux, le cloud mobile est appelé à révolutionner les manières de travailler et à transformer les métiers vers plus de mobilité. Les conditions sont réunies pour ce décollage. Il y a d’abord une maturité de l’offre (du mail en mobilité vers d’autres usages à plus forte valeur ajoutée via les ventes de tablettes en constante hausse dans le monde). Mais aussi une maturité des besoins (de la part des forces de vente, des unités d’intervention, des back-offices, etc.), une maturité des acteurs (avec l’amorce de la structuration de l’écosystème comme l’exemple du rachat de Sybase par Sap…). Selon les auteurs, la technologie est aussi arrivée à maturité (débits permettant le data mobile, croissance du cloud fixe avec un marché qui croîtra de +100% en 2015 par rapport à 2011 à 9,9 milliards d’euros). Les auteurs de l’étude font remarquer également qu’il y a une grande maturité des usages, avec près de 65% des possesseurs de smartphones qui utilisent ces services dans un cadre professionnel.
La présentation et le point de vue « Cloud mobile : et si l’entreprise devenait nomade » mettent en avant les convictions des deux experts de BearingPoint en décrivant tout l’écosystème de cette nouvelle technologie, avec les jeux des acteurs sur ce marché naissant, qu’il s’agisse de start-up, d’éditeurs, d’intégrateurs ou d’opérateurs télécoms. « Nous sommes convaincus que le cloud mobile va révolutionner les manières de travailler », expliquent-ils. Après la diffusion massive du mail en mobilité, le cloud mobile va transformer de nombreux métiers, et ce aussi bien dans les grands groupes que dans les TPE/PME. La technologie existe, les terminaux et les réseaux mobiles offrent un vrai confort d’utilisation. Accéder à de l’information au sein de l’entreprise, passer des commandes après avoir vérifié l’état des stocks et obtenu un accord pour une marge de manœuvre, recevoir des ordres de mission et faire des comptes-rendus d’interventions, ou tout simplement poser ses congés alors que l’on est sur le terrain, tout cela est aujourd’hui une réalité, fait remarquer l’étude.

La chaîne de valeur

Traditionnellement, les directions informatiques investissaient dans les infrastructures lourdes (serveurs, réseaux) et payaient des licences pour utiliser des logiciels. Avec le cloud computing, les dépenses informatiques passent de CAPEX en OPEX, ce qui donne à l’entreprise une lecture directe de ses coûts et soulage en même temps sa trésorerie, car elle n’a plus à débourser de gros montants d’un coup. Autre avantage, avec le cloud computing les entreprises n’ont plus à anticiper et à planifier leurs futurs besoins en informatique. Elles peuvent désormais tester puis déployer une nouvelle configuration informatique, augmentée ou au contraire réduite, en très peu de temps et avec assez peu de perturbations de leur fonctionnement général.

C’est pourquoi de nombreux acteurs prennent position (rachats, développements technologiques, intensification de la démarche commerciale…) sur ce marché. Pour les grands comptes, le marché devrait se construire autour des deux acteurs principaux que sont les éditeurs et les intégrateurs, déjà présents sur les systèmes d’information des entreprises. Mais ces deux familles d’acteurs doivent auparavant progresser sur les questions de mobilité et réussir à convaincre leurs clients de l’intérêt de ces nouvelles solutions. Pour devenir rapidement plus experts en mobilité, ils n’hésiteront pas à faire l’acquisition d’éditeurs spécialistes du cloud mobile dans les mois et les années à venir. Dans d’autres cas, ils choisiront de s’associer avec des opérateurs télécoms. Ces derniers pourraient profiter de l’occasion pour vendre des briques techniques (comme les services de Device Management) et des services facilitant le développement de solutions cloud mobile, en même temps que la connexion à leur réseau.

Aujourd’hui, de nombreuses catégories d’acteurs sont positionnées sur le marché du cloud mobile : éditeurs d’applications mobiles, éditeurs d’applications du cloud fixe, éditeurs d’ERP, start-up qui veulent profiter des taux de croissance, sans oublier les fabricants de terminaux mobiles et les opérateurs télécoms. Chaque type d’acteurs a la maîtrise d’un ou de plusieurs maillons de la chaîne de valeur. Les opérateurs télécoms contrôlent le réseau, qui est une brique essentielle d’un service cloud, tandis que les pures players du cloud mobile ont, par essence, la maîtrise de l’intégration et du service cloud.

Depuis cinq ans, on observe des mouvements sur le marché, la plupart des acteurs cherchant à intégrer les différents niveaux et métiers de la chaîne de valeur, font encore remarquer les deux experts.

Par Mohamadou Diallo pour le magazine Réseau Télécom No 53

www.reseautelecom.com


Ecofin Télécom     




 
GESTION PUBLIQUE

Finance climat : l’UE octroie 80 millions € pour le renforcement de la résilience aux catastrophes climatiques

Côte d'Ivoire: 360 millions $ pour construire et équiper six nouveaux centres hospitaliers

Kenya: 445 millions $ de dépenses budgétaires en moins pour l'année 2019/2020

La coopération allemande apporte son soutien financier au processus de décentralisation du Togo

 
FINANCE

La SFI et Water.org envisagent de mobiliser 100 millions $ pour soutenir des banques commerciales kényanes

L'américain Warburg Pincus en voie d'entrer dans la distribution des antirétroviraux en Afrique du Sud

Après le Kenya, la firme égyptienne Swvl prévoit d’étendre ses opérations au Nigeria, d’ici fin 2019

La société zambienne Yalelo reçoit un investissement de 6 millions $ de Finnfund pour accroître sa production

 
AGRO

L’UE ne renouvellera pas son soutien à la filière banane africaine après 2019

Ghana : signature d’un accord pour l’édification d’une usine de transformation de cacao à Sefwi-Wiawso

À l’initiative d’Afruibana, les producteurs ACP de bananes lancent l’Appel d’Abidjan

L’Egypte signe un accord avec l’Italie pour l’installation de 10 silos à blé verticaux

 
ELECTRICITE

Zambie : la KfW alloue 46 millions $ pour la réhabilitation et l’extension à 15 MW du barrage de Chishimba

Energies renouvelables : l’AIE s’attend à une croissance de 12 % cette année

Google fait passer son portefeuille à 5 500 MW et devient le 1er acheteur privé d’énergie renouvelable

Sénégal : la Senelec et les mairies songent au solaire pour régler le problème des endettements croisés

 
HYDROCARBURES

Au premier semestre, le Nigéria a perdu 1,35 milliard de dollars à cause du siphonnage de pétrole à partir des oléoducs

TGS démarre un programme de levées sismiques 3D en offshore ultra-profond dans les eaux sénégalaises

Egypte : nouvelle découverte de pétrole pour SDX Energy dans le permis West Gharib

Maroc : les ressources récupérables de gaz sur le permis offshore Lixus, revues à la hausse

 
MINES

Giyani Metals quitte l’Afrique du Sud pour se concentrer sur ses projets botswanais

Zimbabwe : Prospect Resources fait son entrée sur la bourse de Francfort

Zambie : vers un rachat de First Quantum Minerals ?

Ouganda : le gouvernement cherche des investisseurs pour rouvrir les mines de Kilembe

 
FORMATION

Côte d’Ivoire : la Foire de l’enseignement supérieur américain se tiendra le 21 septembre 2019

La société de formation d’ingénieurs codeurs, Andela, met fin à ses programmes au Nigeria, au Kenya et en Ouganda

Le Cradat, institution africaine de formation en administration du travail, en session ordinaire à Yaoundé, en quête d’un nouveau souffle

Guinée : l’enseignement de l’anglais est désormais officiel dans les écoles

 
COMM

Burkina Faso : les télévisions privées devront payer 75 millions FCFA par an pour la TNT

Le Rwandais Arthur Asiimwe plaide pour l’accélération de la migration numérique de la radiodiffusion en Afrique

Suspendu par Gabon Télécom, le site d’information Gabon Review invite ses lecteurs à utiliser un VPN

Fort Boyard Afrique, la première émission d’aventure africaine sur Canal + en Afrique

Enveloppe
Recevez chaque jour la lettre
Ecofin Télécom