(Agence Ecofin) - La consommation d’argent diminuera sur la prochaine décennie. Cependant, cette baisse ne devrait pas outre mesure inquiéter les producteurs africains comme le Maroc et l’Afrique du Sud. Si le pic de 2019 est désormais du passé, la demande du secteur de l’énergie solaire restera importante.
La consommation d’argent du secteur de l’énergie solaire diminuera entre 2020 et 2030. C’est ce que rapporte une nouvelle étude réalisée par CRU Consulting pour le Silver Institute, indiquant que l’utilisation du métal dans les panneaux photovoltaïques (PV) diminuera au cours de la période.
Alors que la consommation du métal dans le secteur des PV a atteint un pic de 100 millions d’onces en 2019, elle devrait descendre à une moyenne annuelle de 70 à 80 millions d’onces d’ici 2030. Les experts du cabinet expliquent que cette baisse sera portée par les tentatives de réduction/substitution de l’argent dans les panneaux PV.
Toutefois, apprend-on, l’argent possède la plus faible résistance électrique parmi tous les métaux à des températures standard et les métaux de substitution potentiels ne peuvent pas encore l’égaler en termes de production d’énergie par panneau solaire. De plus, en raison d’obstacles techniques, la fiabilité des PV dépourvus du métal blanc aurait tendance à diminuer.
« Bien qu’il y ait un déclin par rapport au pic de 2019, la consommation restera plus élevée que le niveau observé avant 2016 et démontre que le secteur photovoltaïque restera une source importante et constante pour la demande industrielle d’argent », a déclaré CRU Consulting, comptant sur les efforts mondiaux visant à réduire la dépendance aux combustibles fossiles pour porter la demande d’argent.
En Afrique, c’est le Maroc et l’Afrique du Sud (les deux plus grands producteurs du continent) qui profiteront le plus d’une demande stable. L’importance du métal pourrait également stimuler l’investissement pour des projets en Namibie, en Ouganda au Botswana, mais aussi en Erythrée.
Lire aussi :
