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Libreville dispose désormais d’un deuxième terminal minéralier

(Agence Ecofin) - A quelques encablures du terminal minéralier géré par la Compagnie minière de l’Ogooué (COMILOG), dont l’activité est essentiellement basée sur le stockage et l’exportation du minerai de manganèse, un nouveau quai minéralier a été officiellement mis en service par le chef de l’Etat, Ali Bongo Ondimba, ce mercredi 10 août 2016.

Fruit d’un partenariat public-privé entre l’Etat gabonais et le groupe Olam international, et développé par la société Gabon special economic zone mineral port, cette infrastructure intégrée de transport multimodal par barges, puis par empileurs-récupérateurs, comprend un port minéralier de 45 ha, dont un terminal minéralier sur 25 ha, d’une capacité maximale de 10 millions de tonnes pour les mineurs qui souhaitent exporter leur production; un chantier naval; un port de pêche et un terminal d’agrégats.

D’un coût total de près de 88 milliards de FCFA, cette plateforme multimodale rail-mer est destinée à faciliter l’export des industriels miniers a été réalisée grâce à la signature d’une convention de prêt à hauteur de 33 milliards signée en janvier 2016 entre la République gabonaise et la Banque de développement des Etats de l’Afrique centrale (BDEAC) dont 8,48 % du capital est détenu par le Gabon – mais aussi par BGFIBank.

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«Le nouveau port minéralier d’Owendo, inauguré aujourd’hui, est une infrastructure essentielle pour l’export “made in Gabon”, la diversification de notre économie, son ouverture au monde, et la création d’emplois. C’est pour moi une véritable satisfaction de constater qu’un projet de cette envergure arrive à son terme. Ensemble continuons dans cette voie.», a déclaré Ali Bongo Ondimba après la coupure du ruban symbolique.

Cet investissement a été pensé en deux phases : le transbordement par barges pour une capacité annuelle de trois millions de tonnes et le chargement et déchargement automatisés avec roue-pelle, pour une capacité annuelle maximale de 10 millions de tonnes, un quai à barges de 200m de long, deux grues pour décharger d’une capacité de 500 t par heure, une aire de stockage d’une capacité de 260 000 t de minerais en même temps.

Toujours au titre des infrastructures, l’on fait état de 90 wagons d'une capacité de 80 tonnes chacun, et 1,5 km de rails permettant un acheminement rapide des marchandises pour un coût de passage portuaire amoindri. Ce nouveau terminal va ainsi faciliter le transport du manganèse, coke, clinker, autres minerais et agrégats depuis l’intérieur du pays vers l’étranger.

Dans la seconde phase, l’on prévoit des chargements et des déchargements automatisés par ‘’stacker-reclaimer’’ pouvant aller jusqu’à 10 millions de tonnes. Pour le transport d’agrégats, il est prévu huit barges et 10 remorqueurs.

Pour la convergence et la concentration des services, la nouvelle infrastructure va par ailleurs disposer d’une zone industrielle équipée d’infrastructures modernes (station d’essence, sous-station électrique, entrepôts et magasins) ainsi que d’un terminal de pêche. Il est également prévu un port de commerce, sur 18ha, d’une capacité de 3 millions de tonnes par an avec des aires de stockage.

Le nouveau port minéralier entend être un outil au service de la diversification du secteur des transports, mais également relever le majeur défi d’offrir les capacités logistiques d’envergure pour les investisseurs miniers qui viennent s’installer au Gabon et qui souhaitent exporter leur production.

Le projet permettra en outre d’accélérer la croissance, d’améliorer la compétitivité du pays et les échanges extérieurs, de réduire et mutualiser les coûts jusqu’alors trop onéreux, et générer près de 300 emplois directs et 1000 indirects.

Quant aux études d’impacts environnementaux et sociaux, elles ont été validées pour les aspects hydro-sédimentaires en août 2015, à travers les consultations publiques faites à la mairie d’Owendo.

Synclair Owona


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