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Après COP 22, la SNI sur tous les fronts de l’économie verte en Afrique

(Agence Ecofin) - Durant la COP 22 qui s’est tenue Marrakech, la SNI, fonds d’investissement privé à capitaux marocains, a déployé les différents volets de son action en faveur de l’environnement et de la lutte contre le réchauffement climatique. Conformément à la stratégie définie par le holding royal Siger, dirigé par Mounir El Majidi (photo), les participations du fonds, à savoir Nareva Holdings dans le secteur énergétique, Managem dans le minier, ainsi qu’Attijariwafa Bank, se sont engagées dans le développement de l’économie verte au Maroc et en Afrique.

La semaine passée, en partenariat avec l’espagnol Suma Capital, Attijariwafa bank a lancé le Fonds Africain d’Efficacité Energétique (FAEE), premier fonds d’investissement au Maroc dédié à l’efficacité énergétique avec une enveloppe de départ de 200 millions de dirhams (environ 20 millions $) et un objectif de 500 millions de dirhams.  Ce fonds participera au financement de l’adaption d’entreprises industrielles marocaines et africaines aux nouvelles technologies plus économes en énergies.

Le groupe bancaire, qui s’engage dans la finance climatique, a également établi un partenariat avec l’énergéticien Nareva pour financer des projets de production d’énergies renouvelables en Afrique. Parmi ces projets, Nareva a initié le projet de parc éolien Aftissat, labellisé COP22. Situé dans la région de Boujdour, au sud du Maroc, ce projet porte sur le développement, le financement, la construction, et l’exploitation et maintenance d’un parc éolien d’une capacité de 200 MW ainsi que la construction d’une ligne électrique 400 kV de ~250 km et un poste électriques THT pour raccorder le parc éolien au poste ONEE à Laâyoune en passant par la ville de Boujdour. Cette ligne électrique permettra le renforcement des infrastructures électriques des provinces sud du Royaume et contribuera en particulier au raccordement de la ville de Dakhla au réseau électrique national. Le coût d’investissement du projet est estimé à 4 milliards de dirhams (dont 10% sera consacrée à la construction de la ligne électrique) et sera financé par un mix de fonds propres et de dettes bancaires. L’apport en fonds propres est assuré par les actionnaires du projet (75% Nareva et 25% CIMR). Le financement bancaire du projet est apporté par un consortium bancaire marocain composé notamment des banques Attijariwafa bank et Banque Centrale Populaire. Il s’agit là du quatrième parc éolien développé par Nareva dans le cadre de la loi 13-09, loi ayant libéralisé le secteur des énergies renouvelables au Maroc.

Lire aussi : 13/11/2016 - Nareva saisit l'opportunité de la COP 22 pour lancer son projet africain

Quant à Managem, la société minière du groupe, active dans plusieurs pays africains, elle a présenté deux projets labellisés COP22. Le premier est le programme Green Chip qui vise à recycler des équipements informatiques et électroniques, soit en les revalorisant, soit en récupérant leurs composants. Le second consiste en une usine de traitement des rejets miniers de la Compagnie Minière de Guemassa (CMG). L’unité, certifiée ISO 14001, peut produire, à partir des rejet solides à base de soufre et de fer, jusqu’à 120 000 tonnes par an d’acide sulfurique par an.

Pour rappel, le Maroc a pris l’engagement de produire 52% de son électricité en renouvelable, d’ici 2030. Le pays se classe parmi les pays les plus les plus avancés au monde en terme d’action climat et entend se positionner en locomotive africaine sur ce secteur.  


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