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Cameroun : le ministère des Postes et Télécoms fait le bilan d’un septennat riche en réalisations dans le développement de l’économie numérique

Cameroun : le ministère des Postes et Télécoms fait le bilan d’un septennat riche en réalisations dans le développement de l’économie numérique

(Agence Ecofin) - Entre 2011 et 2018, période correspondant au mandat présidentiel s’achevant en octobre prochain, le Cameroun a réalisé d’importants investissements locaux, afin d’asseoir les conditions de développement de l’économie numérique. C’est du moins ce que révèle un document bilan publié par le ministère des Postes et Télécoms.

Pour preuve du dynamisme dans l’économie numérique, le Cameroun a, depuis le 4 septembre 2018, permis de connecter, pour la première fois à la fibre optique, le continent africain à l’Amérique du Sud, grâce à l’achèvement du déploiement d’un câble sous-marin long de 6000 km, entre Kribi (Sud du Cameroun) et Fortaleza (Brésil).

Déployée par un consortium formé par l’opérateur public des télécoms au Cameroun, Camtel, et China Unicom, cette infrastructure est le 4ème câble sous-marin à fibre optique à atterrir au Cameroun, après le SAT3, le Wacs et le NCNCS (Nigeria and Cameroon Network Cable System). Un 5ème câble dénommé ACE est en gestation dans le pays, en collaboration avec l’opérateur de téléphonie mobile, Orange Cameroun.

Ces infrastructures, qui servent de base au déroulement du plan stratégique de développement de l’économie numérique « Cameroun Numérique 2020 », adopté par le gouvernement en 2016, contribuent déjà à booster les indicateurs de performances dans le secteur camerounais des télécoms.

A titre d’exemple, le pays disposait déjà, en 2017, d’un linéaire de 12 000 km de fibre optique, avec des bretelles vers les pays voisins, et ambitionne d’atteindre 20 000 à 25 000 km au cours des prochaines années, afin d’effectuer non seulement un maillage du territoire, mais aussi d’être connecté aux autres pays de l’Afrique centrale.

« Entre 2010 et 2015, 10 milliards FCFA ont été investis pour la construction des boucles urbaines de Douala (50,131km), Yaoundé (67,681 km), Buea (29,186 km), Limbe (35,20 km) et Maroua (39,423 km) », souligne le document bilan du ministère des Postes et Télécoms. Dans le même temps, apprend-on, « l’Etat a entrepris de construire, depuis 2014, deux points d’échange Internet au Cameroun, dont l’un à Douala et l’autre à Yaoundé ».

Ces investissements réalisés dans le pays ont également rendu possible le déploiement de la technologie 3G dès 2014, à la faveur de la concession accordée (en 2012) pour 20 milliards FCFA au 3ème opérateur de la téléphonie mobile (Viettel).

La technologie 4G, elle, est déployée depuis 2015, suite au renouvellement des concessions des opérateurs MTN et Orange Cameroun, intervenu en mars 2015, contre un ticket d’entrée de 150 milliards FCFA, dont la moitié pour chaque opérateur.

Fort de ces mutations, révèle le ministère des Postes et Télécoms, le Cameroun revendique un taux de pénétration de la téléphonie mobile de 83% (2016), un dynamisme de plus en plus visible sur le segment du e-commerce, une progression fulgurante du taux de pénétration d'Internet, au point où il a été listé par Internet Live Stats, parmi les trois pays africains (avec le Mali et le Lesotho) ayant connu la plus forte progression de l’accès à Internet en 2016.

Toutes choses rendues possibles grâce à l’accroissement de la bande Internet qui, entre 2006 et 2016, est officiellement passée de 159 à 32 500 Mbits, pour la bande internationale, et de 132 à 40 000 Mbits pour la bande nationale.

Brice R. Mbodiam


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