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Raffinerie de la SAMIR au Maroc : le clap de fin

Raffinerie de la SAMIR au Maroc : le clap de fin

(Agence Ecofin) - La plus haute instance judiciaire du Maroc vient de confirmer la liquidation judiciaire de la SAMIR, la seule raffinerie pétrolière du royaume, rapporte L’Economiste.

La décision qui sera suivie d’une poursuite d’activité, fait suite à un verdict en premier ressort du 21 mars 2016 et d’un autre en second ressort le 1er juin de la même année.

En effet, suite à la chute des prix du pétrole mi-2014 et d’une multitude de problèmes liés à une mauvaise gestion, la raffinerie a dû mettre fin à ses activités en août 2015 avec des dettes qui frôlaient, à l’époque, la barre des deux milliards de dollars.

Malgré ses efforts pour prouver sa bonne foi afin d’obtenir l’annulation de la décision avec l’injection de 680 millions de dollars dans un processus de reprise des activités,  le milliardaire saoudien Mohammed al-Amoudi, actionnaire majoritaire, s’est vu refuser les possibilités d’une telle éventualité.

Comme l’indique notre source, toutes les parties impliquées militent pour deux scénarios : la reprise de la raffinerie par un nouvel investisseur ou la conversion de la dette de Samir en des prises de participation dans le capital. L’Etat est son premier créancier.

Pour rappel, les principaux créanciers de la SAMIR sont l’Etat, les banques et les fournisseurs de brut.

En avril dernier, le gouvernement irakien et deux partenaires stratégiques dont le négociant BB Energy sont entrés en négociations avec les autorités marocaines pour une offre de reprise. Le dossier est, depuis, au point mort.

Olivier de Souza


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