Lionel Zinsou: «On ne peut pas rester le continent où les actifs financiers ne représentent qu’une année de PIB, contre quatre dans le reste du monde »

(Ecofin Hebdo) - Si Lionel Zinsou a défrayé l’actualité du continent africain ces dernières années en raison de son aventure politique au Bénin, l’ex-numéro un du fonds d’investissements PAI Partners est depuis retourné à ses premières amours: la banque. Celui qui vient de lancer la banque d’affaires Southbridge avec des partenaires comme Donald Kaberuka (ex-Président de la BAD), a accordé un entretien à l’Agence Ecofin où il évoque entre autres les leçons tirés de son parcours politique, la question du financement de l’économie en Afrique et la monnaie unique de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’ouest (CEDEAO).

 

Agence Ecofin: Après un bref intermède politique, vous revenez à la banque. Quelles leçons tirez-vous, en tant que banquier de cette expérience?

Lionel Zinsou: «Bref intermède», c’est une expression qui m’amuse un peu parce que c’était bref, mais intense. Jusque-là, dans ma vie professionnelle, j’ai essentiellement fait deux choses: j’ai enseigné et j’ai travaillé dans des entreprises privées. Et l’enseignement a besoin d’être vivifié par l’expérience. Donc, j’ai beaucoup appris durant cette année de responsabilité gouvernementale et élective. C’est important que les enseignants apprennent, qu’ils regardent au fond quelles sont les vraies difficultés de la science, quelles sont les vraies difficultés de l’exécution des idées. Parce qu’avoir des idées sur le développement est une chose, mais il faut prendre en compte toutes les difficultés de l’action. Elles sont sociales d’un côté, et de l’autre, elles sont relatives au temps de l’action. Le temps de l’action publique est lent et les politiques ont peu de temps. Moi j’ai fait un an, ce qui est assez bref. Mais même cinq ans, ce n’est pas un temps extrêmement long pour pouvoir déployer une action publique.

L’enseignant est donc très heureux d’avoir rencontré l’action. Pour ce qui est du financier, je crois qu’il y a désormais des ressources financières disponibles pour assurer une croissance forte, à la fois soutenable et inclusive en Afrique. Seulement, ça exige un très grand travail pour arriver à mobiliser ces ressources pour son pays, parce qu’on n’est pas dans un univers d’entreprises privées internationales où on a des objectifs, des moyens et d’assez grandes facilités à mobiliser les ressources financières.

« Donc le banquier ou l’investisseur professionnel qui peut avoir l’habitude de mobiliser un milliard de $ en un mois doit comprendre que [pour nos pays, ndlr] mobiliser 100 millions de $, ça prend deux ans. »

Dans notre cas, il faut construire de la confiance, il faut arriver à convaincre. Il faut passer par des procédures, qui sont longues et compliquées. Il faut trouver à la fois des fonds privés et des fonds d’aide publique. Et mobiliser ces ressources, ce n’est pas très simple. C’est à chaque fois très complexe avec une coalition d’acteurs qu’il faut convaincre. Il y a des agents publics, bilatéraux, multilatéraux, de l’argent privé, etc. Donc le banquier ou l’investisseur professionnel qui peut avoir l’habitude de mobiliser un milliard de $ en un mois doit comprendre que [pour nos pays, ndlr] mobiliser 100 millions de $, ça prend deux ans. C’est donc la découverte de ce que les ressources sont là, mais il y a tout un sujet d’organisation, un sujet d’exécution, comme on dit dans notre jargon professionnel.

 

AE: Vous venez de lancer Southbridge Patners qui est une banque d’affaires. Qu’est-ce que cette institution apportera de plus sur le continent et comment entendez-vous l’emmener à se démarquer d’une concurrence qui grandit toujours plus avec les années?

LZ: Notre société de conseils financiers est d’abord panafricaine. Les équipes sont basées en Afrique et on a des bureaux à Abidjan, Casablanca et Kigali, et, si on est les bienvenus, on ouvre un bureau à Cotonou (rires). On a par ailleurs, parce que ça reste nécessaire, un bureau à Paris et on devrait bientôt en ouvrir un à Londres. Mais Southbridge est d’abord panafricaine et l’idée est bien de servir tous les parties du continent du nord au sud en passant par le centre et de l’ouest à l’est. Il n’y pas de différence au sein de nos équipes entre les anglophones et les francophones. Les fondateurs sont anglophones et francophones et ont une expérience qui visent les deux aires structurelles et juridiques. Elle est donc panafricaine par la nationalité des membres de l’équipe, les actionnaires, qui sont tous africains mais de diverses régions du continent. Elle l’est également par ses clients. Nos clients ce sont d’abord des entreprises africaines en expansion. Et pour ces compagnies, cette expansion prend souvent la forme d’une régionalisation progressive. Elles ont souvent connu du succès dans un pays et elles veulent l’étendre à de grands blocs comme l’UEMOA, la CEDEAO, ou l’ECEA. On a des champions africains, très nombreux. Beaucoup plus nombreux qu’on peut le penser à 5000 ou 8000 kilomètres. On veut les servir au plus près possible. Ils sont notre coeur de cible.

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« On a des champions africains, très nombreux. Beaucoup plus nombreux qu’on peut le
penser à 5000 ou 8000 kilomètres. »

AE: Vous êtes pour l’instant basé à Abidjan et à Casablanca et à Kigali, donc en plein espace francophone. Pourquoi ce choix quand on sait que les pays qui affichent les plus fort taux de croissance sur le continent actuellement sont situés en zone anglophone?

LZ: Les plus fortes croissances sont assez bien reparties. La zone de plus forte croissance sur les trois dernières années, c’était l’UEMOA. Oui le Ghana fait un redressement important, c’est très bien. Et il prend le relais de la Côte d’Ivoire avec quelques dixièmes de point de croissance au dessus. Mais la Côte d’Ivoire a conduit la croissance africaine ces dernières années. Donc, il n’y a pas de secret anglophone ou anglo-saxon de la croissance, il n’y a pas de secret francophone non plus. En fait les économies qui se seront distinguées ces toutes dernières années, c’était les économies les plus diversifiées, celles qui avaient des ressources agricoles et des ressources liées au secteur tertiaire, (services financiers, tourisme et logistique).

« Il n’y a pas de secret anglophone ou anglo-saxon de la croissance, il n’y a pas de secret francophone non plus. »

Et ces économies-là ont pu maintenir une forte croissance, alors que les années 2015 et 2016 ont été rendues très difficile par la chute du cours des matières premières. Elle l’ont pu parce qu’elles étaient diversifiées, et qu’il n’y avait pas choc soudain avec une baisse de 40% du prix de leur première source de devises extérieures. Donc les fortes croissantes étaient bien reparties, et c’est très important de ne pas donner une dimension excessive aux différences. C’est vrai que les différences linguistiques et juridiques ça compte, mais quand vous regardez notre continent, il est plus homogène que ne l’est l’Europe par exemple. Dans l’Europe des 28, vous avez énormément de langues tout à fait différentes et ça n’empêche pas de faire l’union économique la plus puissante d’un continent. Donc oui, nous avons beaucoup de traditions différentes et nous avons de grandes langues de travail et dans la vie économique, mais au total, on n’est pas plus hétérogène que les autres continents. Il est très important pour nous de comprendre que l’expansion de nos champions africains ne doit pas s’arrêter à des frontières linguistiques. Et de fait, vous avez de plus de plus d’entreprises qui sautent les frontières, et, comme ça va être le cas dans la CEDEAO, qui vont tirer avantage des unions économiques. Elles ne se demanderont pas si elle vont s’implanter dans l’UEMOA ou si elles vont travailler avec le Ghana ou le Nigeria. Ça va être plus intégré que ça. En plus, on aura un ensemble de mécanismes d’intégration et le traité de libre-échange du continent permettra de doper les échanges d’un pays à l’autre sur l’ensemble du continent. Ainsi, on aura le 21 mars, une conférence extraordinaire de l’Union africaine sur le libre-échange continental. Et les Etats y prendront un initiative qui abolira les barrières douanières intérieures à l’Afrique. Cette décision constituera un progrès très important et viendra compléter un accord sur le transport aérien qui entrera en vigueur assez vite. On va avoir aussi l’effet du passeport de l’UA. C’est ça les réalités nouvelles qui vont petit à petit permettre aux entreprises de s’étendre le plus efficacement possible.

 

AE: On vous qualifie souvent d’afro-optimiste en raison de vos positions sur l’avenir du continent. Alors que l’Afrique a été récemment secouée par une sévère crise économique suite à la chute du prix des matières premières, pensez-vous que le discours optimiste doit toujours être de mise?

LZ: Le discours qui consiste à dire que l’Afrique est un continent d’avenir est quand même un discours très lucide. On ne raconte pas un conte de fée. Par exemple, il est important de rappeler que l’Afrique s’est beaucoup diversifiée. Elle n’est plus seulement l’addition du pétrole à l’or, au cuivre au diamant et au zinc. Ce n’est plus vrai. Quand on prend par exemple le Nigeria, les hydrocarbures représente moins de 20% du produit intérieur brut. En revanche, ce qui ne s’est pas diversifié, c’est le rôle de ces grands produits d’exportations, de ces matières brutes, dans les finances publiques et dans les recettes d’exportation, donc les rentrées de devises. On a fait un grand progrès, l’agriculture a carrément ressuscité, les activités tertiaires ont une grande dynamique. Mais en revanche, l’Etat et les devises restent très tributaires des matières premières. Le progrès qu’il faut faire, c’est parvenir à ce qu’une ressource qui représente 20% de la richesse d’un pays ne pèse pas 90% de ses rentrées fiscales. Et il ne faut pas qu’une richesse qui représente 1% de l’activité génère 90% des rentrées de devises et donc conditionne la force de la monnaie locale. Donc, il y a d’autres progrès à faire.

« Il ne faut pas qu’une richesse qui représente 1% de l’activité génère 90% des rentrées de devises et donc conditionne la force de la monnaie locale. »

L’afro-optimisme, c’est se dire on a fait une bonne partie du travail, mais il nous reste structurellement un certain nombre de problèmes. Ce qui paralyse les économies qui étaient entrées en récession, néanmoins, ce n’est pas qu’elles ne se soient pas diversifiées, ce n’est pas qu’elle n’aient pas développé de la valeur, ou manqué l’industrialisation, la transformation des matières. Ça, on l’a largement fait. C’est qu’il faut que les finances publiques et les réserves de changes ne restent pas dépendantes des ressources comme elles l’ont été historiquement. Donc il y a d’autres réformes qui vont se mettre en oeuvre et qui feront qu’on sera plus indépendant des crises de telle ou telle matière premières.

 

AE: L’une des difficultés que rencontrent les entreprises aujourd’hui, c’est, à partir d’un certain montant, l’accès au financement. Comment finance-t-on l’économie dans un contexte comme celui de l’Afrique où il faut compter avec des facteurs comme l’informel et où le coût du crédit est particulièrement élevé ?

LZ: Le fait que le coût du crédit soit particulièrement élevé traduit la rareté des financements. On continue à travailler sur le volume de crédit et sur la concurrence entre les établissements de financement. Ça a déjà beaucoup progressé depuis quelques dizaines années, notamment sur le microcrédit qui est très important pour le secteur informel et pour les ménages. Ça a permis de rendre solvables les masses et les petits commerces, une partie de l’agriculture familiale etc., mais c’est encore très insuffisant. Quand on réfléchit sur le crédit en Afrique, on voit toujours la dette des états. Quand on dit par exemple que l’Afrique est endetté à 50% de sa richesse, de son PIB, c’est la dette des pays. Mais ce n’est pas ça le chiffre très significatif, en fait. Ce qui est très significatif, c’est qu’il y a peu de crédit disponible pour les ménages, et peu de crédit disponible pour les entreprises. Il y a une statistique qui est est plus importante que celle de la dette. C’est que l’ensemble des actifs financiers en Afrique représentent à peu près l’équivalent du PIB du continent. Quand nous considérons la moyenne mondiale, les actifs financiers représentent 4 fois le PIB. C’est à dire que sur les autres continents, les ménages ont accès à du crédit pour le logement, ce qui est encore rare en Afrique, sauf au nord et au sud du continent. Entre les deux c’est très rare. Les entreprises sur les autres continents ont accès à des crédits pour pouvoir investir, mais ceci n’est vrai en Afrique que pour les très grandes entreprises. Et enfin, ailleurs, les entreprises ont accès à du financement pour leur fonds de roulement.

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« Les entreprises sur les autres continents ont accès à des crédits pour pouvoir investir. »

Le financement des fonds de roulement, c’est très important pour l’Afrique, notamment dans le domaine agricole qui représente le quart du PIB et absorbe la moitié de la population active. L’agriculture a besoin de fonds de roulement parce qu’elle très souvent axée sur des cultures annuelles. Et parfois, dans le cas du palmier, de l’hévéa, du cacao, il faut attendre plusieurs années avant de voir les superficies entrer en production. Toutes ces activités, qui sont des activités principales dans le monde entier, sont très peu financées en Afrique. Or, vous ne pourrez avoir une croissance inclusive, et donc des PME capables d’obtenir des financements bancaires ou le petit agriculteur familial qui pourra petit à petit grandir, que si on débloque le volume et la concurrence dans le domaine des institutions financières. Donc, soyons moins obsédés par la question de la dette publique car elle n’est qu’un symptôme. Intéressons-nous au fait que ce sont les particuliers et les entreprises, y compris les petites entreprises, qui ont besoin de financement.

« Soyons moins obsédés par la question de la dette publique car elle n’est qu’un symptôme. Intéressons-nous au fait que ce sont les particuliers et les entreprises, y compris les petites entreprises, qui ont besoin de financement. »

Aliko Dangote, dans le cadre d’une conférence de la fondation Elumelu, disait qu’il avait créé son groupe, qui est l’un des plus importants en Afrique, sur 20 ans. Ce qui est très rapide pour construire quelque chose d’aussi important. Mais, il expliquait que, sur plus de quinze ans, il n’avait jamais eu de crédit supérieur à 90 jours de maturité. La rareté du crédit reste donc un problème, même pour des grandes entreprises qui sont des succès continentaux. Et ce problème de financement, on va devoir le régler en une génération. On va devoir, en une génération, faire que tout ce qui se passe sur le marché financier en action et en obligations, tout ce qui se passe dans les banques et dans les micro-crédit, tout ça prenne de l’ampleur. On ne peut pas rester le continent où les actifs financiers ne représentent qu’une année de PIB, alors qu’ils font dans le reste du monde quatre années de PIB.

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« Et ce problème de financement, on va devoir le régler en une génération. »

AE: La Cedeao va actuellement vers l’adoption d’une monnaie unique. Selon-vous devra-t-elle s'arrimer à l’euro, à un panier de monnaies internationales ou être entièrement libre ?

LZ: ça, ce sont des modalités techniques. Ce qui est important, c’est qu’il y ait une monnaie commune avec les bases les plus larges possibles. De sorte que le Ghanéen, le Nigérian, le Sénégalais et le Malien, entre autres, aient les mêmes références de prix, de biens et de règlements. La question que vous posez, c’est celle de la convertibilité de cette monnaie. Est-ce qu’il faudra à un moment donnée un contrôle des changes, ce qu’il y a déjà dans plusieurs des pays de la CEDEAO, ou est-ce que, petit à petit, il y aura un desserrement de contrôle de changes? C’est une question technique. Ça a pris des décennies à la Chine, petit à petit, de parvenir de fait à une convertibilité du Yuan sur le marché des changes. On peut le faire de façon croissante comme ça été fait en Chine avec des convertibilités limités.

« Ça a pris des décennies à la Chine, petit à petit, de parvenir de fait à une convertibilité du Yuan sur le marché des changes. »

C’est une question technique qui est fonction de l’intérêt des capitaux à investir pour la zone. Si on devait constater qu’il y a une forte évasion des capitaux vers l’extérieur, il y aura probablement des restrictions sur les changes. Si en revanche, le problème ne se pose pas (et il ne se pose pas tellement dans la zone franc mais il se pose dans les autres pays) un régime du contrôle des changes est moins pratique qu’un régime de liberté des changes. Après, beaucoup de pays ont une parité fixe avec la devise qui est la plus importante pour leurs échanges. La Chine a été longtemps en parité fixe avec le dollar. Aujourd’hui, les pays du Golfe, sont en parité fixe avec le dollar, simplement parce que tous leurs échanges se font en dollars puisque leur principal produit d’exportation a son cours qui est défini en dollars et les transactions sont payés dans cette monnaie. C’est donc un choix technique que feront les chefs d’Etats. Est-ce qu’ils préféreront avoir des marges de fluctuation faibles vis-à-vis du dollar et vis-à-vis de l’euro? Pour l’UEMOA, l’euro est un petit peu plus important que le dollar, et le dollar est un petit peu plus important que l’euro pour le Ghana et le Nigéria. Donc ce sera un choix technique qui visera à essayer de réduire les marges de fluctuation vis-à-vis des deux monnaies les plus importantes dans leurs échanges. Ceci peut tout à fait se résoudre par un panier de devises, en fait.

 

AE: Vous disiez récemment qu’être banquier d’affaires en Afrique relève presque de la mission de service public. Pourquoi?

LZ: Il y a deux choses qui expliquent cela. La première est qu’on a besoin de transparence et on a besoin que les coûts d’information ne soient par trop élevés. Or aujourd’hui sur notre continent ce n’est pas vraiment le cas. On n’a pas beaucoup d’informations sur les entreprises, sur leurs comptes. Il n’y a pas beaucoup d’entreprises qui ont un « rating» (une notation souveraine NDLR), pas beaucoup d’Etat qui ont un rating, même si il y en a un peu plus tous les jours. On a vu, sur les dix dernières années, beaucoup d’Etats souverains capables d’emprunter sur les marchés internationaux. La Côte d’Ivoire vient d’annoncer un emprunt souverain, le Sénégal retourne sur les marchés internationaux où il avait été bien accueilli pour des emprunts en euros et en dollars.

« Mais dans le fond, il y a, à la fois une multiplicité de procédures et une rareté de financements. »

Donc l’information et la transparence progressent, mais on a besoin que les conditions financières aident à baisser les coûts d’information sur notre continent. L’autre chose, c’est que, quand on est dans une rareté de financement aussi grande, on a besoin d’intermédiaires, de gens qui fassent leur métier, à savoir identifier toutes les sources de financement possibles. Il y en a beaucoup mais y accéder est complexe. Ces financements peuvent venir de banques privées, d’investisseurs privés étrangers au continent, ils peuvent venir de plus en plus fonds de pensions du continent lui-même ou de l’aide publique. Mais dans le fond, il y a, à la fois une multiplicité de procédures et une rareté de financements. Dans ce cas là, vous devez avoir une place de marché où il y a une rencontre efficace entre des gens qui ont besoin de financement, et ceux qui ont la possibilité de répondre à cette demande et qui recherchent ces investissements. Cette intermédiation, le rapprochement entre l’offre et la demande, si vous voulez que la croissance soit forte, et si on veut qu’elle atteigne les entreprises créatrices d’emplois, ça me semble une mission de service publique, quand même.

Propos recueillis par Aaron Akinocho

 Aaron Akinocho

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