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Burundi: les putschistes se rendent mais leur chef reste introuvable    

  • Date de création: 15 mai 2015 13:57

(Agence Ecofin) - Les putschistes burundais ont annoncé dans la matinée du vendredi 15 mai leur reddition, après l'échec de la tentative de coup d'Etat contre le président Pierre Nkurunziza, mais leur chef  échappe toujours aux forces loyales au chef de l'Etat.

«Nous avons décidé de nous rendre. J'espère qu'ils ne vont pas nous tuer», a déclaré le général Godefroid Niyombare, par téléphone à l'AFP alors que des soldats loyalistes approchaient de lui. Il a finalement échappé aux loyalistes, mais trois autres dirigeants ont été arrêtés. Il s’agit du commissaire de police Vénon Ndabaneze et porte-parole des putschistes, le numéro deux du mouvement Cyrille Ndayirukiye, ainsi que d’un troisième responsable dont l'identité n'est pas encore connue.   

C'est le général Cyrille Ndayirukiye qui a reconnu dans la soirée du jeudi 14 mai l'échec de la tentative de coup d'Etat contre le président Nkurunziza. «Nous avons rencontré une trop grande détermination militaire pour soutenir le système au pouvoir», a-t-il dit.

Le commissaire Vénon Ndabaneze, a confirmé la reddition: «Nous avons décidé de nous rendre. Nous avons déposé les armes. Nous avons appelé le ministre de la Sécurité publique et le ministre de la Défense pour leur dire que nous n'avions plus d'armes», a-t-il affirmé lui aussi par téléphone, juste avant de se faire arrêter.  

Dans la soirée du jeudi 14 mai, la présidence avait annoncé de son côté le retour du chef de l'Etat, resté bloqué en Tanzanie où il devrait participer à un sommet sur la crise provoqué par l’annonce de sa candidature à un troisième mandat.

Les manifestations contre la candidature de M. Nkurunziza pourraient cependant reprendre. «Par principe, la société civile est contre les coups d'Etat, mais nous notons que les Burundais ont accueilli en grande liesse la tentative de coup d'Etat, ce qui montre que le peuple burundais a aujourd'hui besoin de changement», a déclaré Vital Nshimirimana, leader du collectif anti-troisième mandat. «Nous avions arrêté les manifestations parce ça tirait à l'arme lourde dans les rues de Bujumbura. Nous appelons les Burundais encore une fois à se mobiliser et à reprendre les manifestations », a-t-il ajouté.

  

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