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Djibouti réaffirme son ambition de siéger en tant que membre non permanent du Conseil de sécurité des Nations unies

Djibouti réaffirme son ambition de siéger en tant que membre non permanent du Conseil de sécurité des Nations unies
  • Date de création: 05 février 2020 20:28

(RÉPUBLIQUE DE DJIBOUTI) - Alors que se tient le 33e sommet de l’Union africaine à Addis-Abeba, la République de Djibouti réaffirme son ambition, annoncée dès la fin 2016, de siéger en tant que membre non permanent du Conseil de sécurité des Nations unies pour la période 2021-2022. Cinq des dix membres non permanents du Conseil de sécurité seront élus à l’occasion de la 74e session de l’Assemblée générale des Nations unies qui se tiendra en juin 2020 à New York. Un de ces cinq sièges revient statutairement à l’Afrique et, selon la tradition de rotation régionale adoptée par l’Union africaine, c’est au tour de l’Afrique de l’Est de postuler.

Dans ce contexte, Djibouti conteste formellement le processus mené au sein de l’Union africaine qui a abouti à la candidature concurrente du Kenya. Ce processus s’est déroulé en contravention des règles et des traditions de l’organisation. Djibouti souligne que les textes prévoient que, en cas de candidatures multiples ou d’absence de consensus, les États sont départagés selon deux principes : celui de la dernière rotation et celui de la fréquence. Dans les deux cas de figure, la candidature de Djibouti aurait dû s’imposer. En effet, Djibouti a servi au Conseil de sécurité pour la dernière fois en 1993-1994 et le Kenya en 1997-1998. En outre, Djibouti n’a servi qu’un seul mandat dans toute son histoire (1993-1994) et le Kenya deux mandats (1977-1978 et 1997-1998).

Djibouti réaffirme son attachement inconditionnel à l’unité africaine. Mais Djibouti entend aussi rappeler avec fermeté que les règles adoptées démocratiquement entre les États de l’Union africaine doivent s’appliquer à tous. Ces règles et traditions permettent essentiellement de garantir la stabilité et la transparence des processus de candidatures africaines au sein des Nations unies.

La candidature de Djibouti est fondamentalement africaine et libre. Du fait de son histoire, Djibouti connait les vertus et les exigences de l’indépendance. Du fait de son parcours, Djibouti propose une ouverture vers une pluralité de partenaires économiques et stratégiques de premier plan pour le continent, de la Chine aux États-Unis, à l’Europe en passant par les pays riverains de la mer Rouge. Du fait de sa situation unique au carrefour des grands courants commerciaux, politiques et diplomatiques, la République de Djibouti a érigé sa neutralité en valeur cardinale. Elle a appris à réconcilier des intérêts parfois divergents. Elle représente enfin une plateforme unique en termes de dialogue, de médiations et de résolution pacifique des conflits.

À de multiples reprises, Djibouti a fait les preuves de sa détermination et de sa capacité à coordonner les efforts stratégiques pour la pacification de la Corne de l’Afrique. Le pays est activement engagé dans la lutte contre le terrorisme et dans la sécurisation du commerce maritime au niveau du détroit de Bab el Mandeb. Djibouti s’est aussi résolument impliqué dans la lutte contre la piraterie et pour la protection des réfugiés en accueillant sur son sol nombre de structures d’appui. Outre sa participation à de nombreuses missions de maintien de la paix sous drapeau onusien, le pays s’est engagé depuis le début des années 1990 dans le processus de dialogue et de paix en Somalie avec le déploiement de troupes au travers de l’AMISOM (African Union Mission in Somalia).

Cette ambition et cette expérience ne sont pas nouvelles. Djibouti les avait déjà en 1993, lors de son dernier mandat au Conseil de sécurité des Nations unies. Elles n’en sont que renforcées quelque 25 ans plus tard. Ainsi, le 6 février à Addis Abeba, Djibouti présidera pour un mois le Conseil Paix et Sécurité de l’Union africaine, un organe décisionnel permanent de l’Union africaine pour la prévention, la gestion et le règlement des conflits. Parmi les sujets abordés à cette occasion figurent particulièrement les crises en Libye et au Soudan du Sud, l’avenir de l’AMISOM, les élections prévues en Somalie, ainsi que la situation sécuritaire en mer Rouge.

Sur le plan linguistique, l’Afrique ne peut être réduite à des supposées aires d’influences, alignées sur les langues « officielles ». Nous sommes francophones évidemment, mais aussi arabophones et anglophones, par la nature de notre économie ouverte sur le monde. À l’heure de la mise en œuvre de la Zone de libre-échange continentale africaine, les leaders africains se doivent d’intégrer un nouveau paradigme panafricain, loin de l’héritage postcolonial, au bénéfice et dans le respect des différentes cultures qui composent le continent.

Cette candidature symbolise aussi la nécessité de prendre en compte la contribution des « petites nations » (small states) aux décisions qui déterminent l’avenir de la planète, en particulier en ce qui concerne la question du changement climatique. La superficie et la taille de l’économie ne peuvent pas être les seuls facteurs pour être élu au Conseil de sécurité.

La République de Djibouti considère sa candidature comme légitime et comme étant celle de l’Afrique réunie. En conséquence, elle entend la défendre et la promouvoir jusqu’au vote devant l’Assemblée générale des Nations unies, en juin 2020.

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