(Agence Ecofin) - Le Ghana va déployer un programme de 17 milliards $ entre 2020 et 2023 pour redresser l'économie nationale affectée par le coronavirus. Destiné essentiellement à aider les entreprises et préserver les emplois, le programme sera financé à hauteur de 70% (12 milliards $) par le secteur privé.
Le Ghana prévoit de déployer un nouveau programme de 100 milliards de cedis (17 milliards $) pour permettre à l’économie de retrouver des couleurs après la crise du nouveau coronavirus. L’annonce a été faite jeudi 23 juillet 2020 par Ken Ofori-Atta, ministre ghanéen des Finances, s’exprimant devant le Parlement.
Le programme intitulé « Coronavirus Alleviation and Revitalisation of Enterprises Support » (Soutien à la réduction des impacts du coronavirus et à la revitalisation des entreprises - CARES) sera essentiellement destiné à relancer l’activité économique et à préserver les emplois. Il se déroulera en deux phases étalées sur trois ans.
La première phase qui aura cours de juillet à décembre 2020 sera essentiellement une phase de stabilisation. Elle consistera à poursuivre certains programmes d’urgence mis en œuvre pour apporter une aide aux particuliers et aux entreprises.
La seconde phase qui sera mise en œuvre au cours de la période 2021-2023 mettra l’accent sur des stratégies visant à encourager la consommation de biens et de services produits localement afin de soutenir les entreprises locales et de créer des emplois. Elle consistera également à optimiser la réalisation de programmes de développement comme les initiatives One District - One Factory, Planting for Food and Jobs, ou encore Free SHS en tenant compte des nouvelles contraintes budgétaires.
Alors que les recettes publiques du pays ont été fortement impactées par la crise sanitaire, le gouvernement envisage de faire peser 70% du financement du nouveau projet sur le secteur privé. Ainsi, les autorités s’attendent à obtenir environ 12 milliards $ du secteur privé pour mettre en œuvre le CARES.
« Nous mettrons en œuvre des réformes radicales pour augmenter les recettes publiques et accroître l'efficacité de la gestion des dépenses publiques. Nous mettons en place des politiques et des réformes pour faire passer le ratio impôts/PIB de son niveau actuel de 13 % à 20 % d'ici 2023 », a également déclaré Ken Ofori-Atta assurant que le gouvernement va améliorer l’environnement des affaires afin d’accompagner le secteur privé et d’attirer plus d’investisseurs.
Pour cette année, les autorités s’attendent à une croissance économique de 0,9%, la plus faible enregistrée depuis des décennies.
Moutiou Adjibi Nourou
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