Malawi: des réserves de change à 900 millions $ et un avenir suspendu aux cours du tabac et du maïs

(Agence Ecofin) - La banque centrale du Malawi se dit satisfaite du niveau actuel (900 millions $) des réserves de change du pays, tant dans ses propres coffres (600 millions $) que dans ceux des banques commerciales privées (300 millions $). Ce niveau est atteint, alors que le Kwacha, la monnaie locale, continue de se déprécier comparé au dollar américain.

Intervenant sur le sujet, Mbane Ngwira, le porte-parole de l'institution a indiqué que cette performance est à mettre à l'actif d'une gestion efficace de la politique de change, notamment, sa position qui a consisté à ne pas soutenir la monnaie locale par la vente des dollars. « Nous n'avons pas besoin de soutenir le taux de change, par des ventes de dollars dans la mesure où ce dernier est déterminé efficacement par l'offre et la demande », explique-t-il.

Pour ce qui est des perspectives, Mr Ngwira indique que cela dépendra du comportement du tabac (principal produit d’exportation) sur le marché international, et du besoin de consommation en maïs qui pèse lourd dans les importations. Pour la firme Nico Asset Management, la position de change du Malawi restera positive et devrait s'améliorer.

Dans une notre d'analyse publiée le 16 février, elle indique que le pays devrait tirer profit de la politique du gouvernement favorable à la diversification des produits agricoles d'exportation, comme le coton et le thé. La firme estime aussi, que les volumes des exportations vont se replier, malgré une hausse des investissements. Une évolution qui résulterait de la baisse des prix du pétrole et de la réduction de la consommation par les ménages Malawites, de biens importés.

Le gouvernement a aussi pris des mesures visant à rendre plus attractif le secteur minier. Mais de telles mesures prennent du temps à produire des effets, et dans un contexte de prix bas pour les matières premières, les analystes estiment qu'il faudra attendre pour voir ces réformes se traduire par un afflux d’investissements étrangers supplémentaires

Idriss Linge


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