Ethiopie : une attaque du barrage de Grand Renaissance échoue

(Agence Ecofin) - L’Ethiopie a affirmé avoir neutralisé une attaque planifiée contre le barrage de Grand Renaissance par un groupe soutenu par l’Erythrée. Le porte-parole adjoint du gouvernement, Zadig Abrha, qui a révélé l’information a affirmé que les forces de sécurité éthiopiennes avaient tué 13 des 20 membres de la Benishangul Gumuz People’s Liberation Movement (BPLM) à l’origine de l’attaque. Les 7 restants ont réussi à fuir vers le Soudan où ils ont été arrêtés et ramenés en Ethiopie.

Le gouvernement érythréen a pour sa part démenti ces allégations, affirmant ne jamais avoir entendu parler dudit groupe. « Cette accusation est grotesque et propagée pour de sinistres raisons », a affirmé sur Twitter Yemane Gebremeskel, le ministre érythréen de l’information.

L’Erythrée a obtenu son indépendance de l’Ethiopie en 1993, après une guerre d’indépendance qui a duré 31 ans. Entre 1998 et 2000, les deux pays sont ensuite entrés dans une dispute territoriale pour la région de Badme qui a fait 50 000 morts. La BPLM, qui est mise en cause par l’Ethiopie pour cette attaque, est un membre de la People’s Alliance for Freedom and Democracy, une coalition anti-gouvernementale éthiopienne qui, selon M. Zadig, est « clairement supportée et entrainée par l’Erythrée ».

D’une capacité de 6 450 MW, le barrage de Grand renaissance qui est construit à 59% sera, à son achèvement en 2018, le plus grand du continent. Sa capacité initialement prévue pour être de 5 250 MW a été augmentée par deux fois en raison de l’amélioration des turbines utilisées. Le barrage fait l’objet d’un différend entre l’Ethiopie et l’Egypte qui craint qu’elle ne restreigne son accès aux eaux du Nil sur lequel il est implanté. Le stockage de l’eau par son réservoir devrait démarrer bientôt.

Gwladys Johnson


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