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Le groupe sud-africain Steinhoff exhorte les banques à lui accorder un délai pour régler ses dettes

(Agence Ecofin) - Le groupe sud-africain de grande distribution Steinhoff Holding, qui est ébranlé depuis le 6 decembre 2017, par un scandale relatif à la manipulation de ses comptes, a demandé à ses banques créancières de lui accorder un peu de temps pour régler une grosse dette qui culmine à 10,6 milliards d'euros.

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Le 19 décembre 2017, l'entreprise a publié sur son site internet un document qui parle de sa situation actuelle. « Un soutien continu des créanciers du groupe et d'autres parties prenantes sera nécessaire pour maintenir la stabilité et fournir le temps nécessaire pour traiter les problèmes actuels et préserver la valeur pour toutes le monde », peut-on y lire.

Steinhoff révèle en effet la prudence excessive des banques, en indiquant que plusieurs de ses filiales sont dépendantes d'elles pour satisfaire leurs besoins de fonds de roulement. Or ces dernières se voient de plus en plus refuser des crédits de trésorerie et autres facilités bancaires. 

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Mais il faudra faire bien plus pour convaincre les banques. Le groupe annonce avoir changé de gouvernance, mais il n'a pas encore donné des détails sur les avancées de l'audit menée par le cabinet international PwC. De plus, l'essentiel de sa dette financière n'est pas assorti de garanties tangibles.

L'ampleur de la tâche de reconstruction est complexe, et les investisseurs se montrent impatients. Après la publication du document de situation, l'action Steinhoff a de nouveau reculé sur le Johannesburg Stock Exchange où elle est présente en deuxième cotation. Sa valeur boursière y est désormais proche des 2,3 milliards $. C'est bien moins que les 5,1 milliards $ de valeur boursière cumulée pour ses trois filiales (KAP PSG et STAR), elles aussi cotées sur le marché financier sud-africain.

 Idriss Linge


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