Le Pool énergétique d’Afrique australe affiche ses ambitions pour les années à venir

Le Pool énergétique d’Afrique australe affiche ses ambitions pour les années à venir

(Agence Ecofin) - Le Pool énergétique de l’Afrique australe (SAPP) priorisera, d’ici à 2021, la connexion du Malawi, de la Tanzanie et de l’Angola au réseau électrique régional qui accueillera 22 000 MW de capacités supplémentaires, d’ici à 2022.

Le SAPP dessert actuellement 300 millions de personnes environ et distribue 59 GW d’électricité à travers douze pays. Ces pays sont la RDC, la Zambie, le Zimbabwe, le Mozambique, le Botswana, la Namibie, l’eSwatini, l’Afrique du Sud et le Lesotho et sont, chacun, représentés au sein de l’organisation par leurs compagnies électriques nationales respectives.

L’énergie fournie par le réseau est composée à 62,05% par les centrales à charbon, à 2,94% par le solaire photovoltaïque, à 4,03% par l’éolien, 21,02% par l’hydroélectricité, 0,97% par le solaire concentré et 3,01% par le nucléaire et les autres sources d’énergie.

Stephen Dihwa, le manager du centre de coordination du SAPP, a affirmé que le plus grand défi auquel fait actuellement face l’organisation est l’extension de ses capacités de génération et de transmission électrique. Elle devra répondre, d’ici 2040, à une demande électrique de l’ordre de 115 GW.

Pour y parvenir, elle facilite le développement de 2 160 MW de centrales hydroélectriques en Angola, d’ici à 2022, le barrage de Batoka de 2 400 MW en Zambie et au Zimbabwe, d’ici 2023, mais aussi le barrage de Devil’s Gorge (1200 MW) toujours entre ces deux voisins, d’ici à 2032.

Gwladys Johnson Akinocho


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