Le Sénégal va-t-il réussir son pari de l’autosuffisance rizicole?

Le Sénégal va-t-il réussir son pari de l’autosuffisance rizicole?

(Ecofin Hebdo)


PITCH

L’exécutif sénégalais a marqué les esprits en 2014 lorsqu’il s’est assigné comme objectif de produire 1,6 million de tonnes de riz dans les 4 ans afin d’assurer son autosuffisance alimentaire.

Le pays, qui fait partie des plus gros consommateurs de la denrée en Afrique de l’Ouest avec une consommation par habitant estimée à 74 kg/an n’avait en effet produit que 436 150 tonnes et importé plus de 900 000 tonnes de la céréale un an plus tôt. 

L’ambition étant de quadrupler la production, des interrogations ont très vite émergé sur les chances de réaliser cet objectif. Plusieurs personnalités politiques ont même écarté l’hypothèse, car la jugeant utopique.

Ecofin suit attentivement l’évolution de ce projet.

 

24 octobre 2014

Premier succès : 63 millions $ de Exim Bank pour développer la riziculture 

Le Sénégal vient de bénéficier d’une ligne de crédit de 62,95 millions de dollars de l'Export Import Bank of India (EXIM Bank). Ce montant servira à financer, selon la banque, les achats de matériel agricole auprès de fabricants indiens dans le cadre de la mécanisation entamée par le gouvernement sénégalais. Globalement, cette enveloppe devrait permettre d’appuyer les efforts de l’exécutif dans le cadre de l’autosuffisance rizicole à l’horizon 2017 grâce à la production de 1,6 million de tonnes de riz paddy. Pour rappel, le Sénégal a produit en 2014, 559 021 tonnes de riz.

 

10 novembre 2014

Papa Abdoulaye Seck veut mettre un terme à « la dictature de ceux qui ne savent pas »

Au Sénégal, Papa Abdoulaye Seck veut battre en brèche l’idée selon laquelle l’autosuffisance rizicole était irréalisable.

« Ceux qui nous disent que l’autosuffisance est impossible parce qu’on doit faire un bond important avec un coefficient multiplicateur de 4 sont en déconnexion avec ce qui se passe à travers le monde. Il faut qu’ils interrogent l’histoire. Et ils sont en train de sous-estimer les intelligences des Sénégalais et des Sénégalaises. C’est ce que j’appelais tantôt la dictature de ceux qui ne savent pas et nous imposent leur point de vue et que devons collectivement refuser », a indiqué le ministre de l’agriculture.

Pour le dirigeant, le choix de l’autosuffisance s’explique par la nécessité d’adapter le pays à la perspective inquiétante du changement de statut de l’Asie. Cette partie du monde actuellement première productrice et exportatrice de riz pourrait selon le responsable devenir importatrice de la céréale d’ici 2020 conduisant ainsi à une réduction de l’approvisionnement et à une nouvelle crise mondiale du riz.

« Je sais qu’on n'est jamais prophète chez soi, mais je pense que je dois être écouté. Je suis le premier chercheur au monde à avoir prédit la crise rizicole de 2008. C’est vérifiable sur le site de l’Académie Mondiale des Sciences. C’est dire donc que je parle de choses que je maîtrise. Nous allons vers une autre crise », assure-t-il.

 

senegal riz papa abdoulaye sec

Le ministre de l’Agriculture, Papa Abdoulaye Seck

 

26 octobre 2014

Macky Sall annonce la suppression la TVA sur le riz local

Le président Macky Sall a annoncé la fin prochaine de l’application de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) appliquée au riz local. Cette mesure qui devrait améliorer les résultats de de la filière s’inscrit dans le cadre de la volonté affichée du gouvernement d’atteindre une production de 1 600 000 tonnes d’ici 2017.

Le colonel Guidado Sow, directeur de la réglementation et de la coopération internationale à la direction générale des douanes du Sénégal, déclarait quelques mois plus tôt : « Nous avons créé toutes les conditions pour ne pas être autosuffisants ».

Un objectif qui laisse dubitatives certaines personnalités du pays à l’image du colonel Guidado Sow, directeur de la réglementation et de la coopération internationale à la direction générale des douanes du Sénégal. « Nous avons créé toutes les conditions pour ne pas être autosuffisants », affirmait en juin dernier le dirigeant en raison de l’établissement d’un Tarif extérieur commun (TEC) de 5 % pour la zone de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). Un droit de douane dont l’efficacité dans la réduction des importations a été remise en cause par de nombreux experts en raison de sa faiblesse et de la la contrebande qui pourrait en découler.

 

13 novembre 2014

2017, l’année de toutes les ambitions agricoles du Sénégal ?

L’exécutif sénégalais persiste et signe dans son ambition affichée de faire de l’année 2017, celle de la réalisation d’importants objectifs sur le plan agricole. « Le gouvernement compte aménager d'ici 2017, au moins 90 000 ha de terres, pour accélérer la transformation du secteur agricole », a expliqué Mohammed Dionne, le premier ministre sénégalais. En outre, indique le dirigeant, « le gouvernement s’engage également à cette date, à réaliser un programme de forages agropastoraux, à créer au moins 150 fermes intégrées et 274 fermes villageoises modernes, qui généreront respectivement 28 000 et 60 000 emplois ».

« Le gouvernement compte aménager d'ici 2017, au moins 90 000 ha de terres, pour accélérer la transformation du secteur agricole », a expliqué Mohammed Dionne.

Pour réaliser ses objectifs, le gouvernement sénégalais s’appuiera sur le Programme d’Accélération de la Cadence de l’Agriculture sénégalaise (PRACAS). D’un coût total de 581 milliards de francs CFA, cette feuille de route vise à atteindre l’autosuffisance en riz à l’horizon 2017 grâce à une production de 1,6 million de tonnes de riz paddy soit 1 080 000 tonnes de riz blanc et dès 2016, celle d’oignon grâce à une production de 350 000 tonnes du bulbe.

Outre ces deux filières, le programme entend également porter d’ici 2017, la production d’arachide à 1 000 000 de tonnes et table sur l’exportation de 157 500 tonnes de légumes et fruits de contre saison.

 

6 décembre 2014

« Le Sénégal doit être autosuffisant ou changer de modèle de consommation », selon Papa Abdoulaye Seck

« Le Sénégal sera contraint de changer de modèle de consommation, s'il ne parvient pas à atteindre son objectif d'autosuffisance en riz à l’horizon 2017 » a déclaré Abdoulaye Seck, ministre sénégalais de l’Agriculture devant l’Assemblée nationale. Pour le dirigeant qui fut ancien directeur général du centre du riz pour l’Afrique (AfricaRice), le Sénégal a bien les moyens de réaliser son ambition malgré le doute affiché dans l’opinion publique. « En combinant les hypothèses de base qui sont posées à savoir la possibilité de pouvoir jouer sur les termes post-récoltes, la possibilité aussi de pouvoir augmenter le coefficient de transformation on pourra atteindre l’autosuffisance », affirme M. Seck.

 

senegal sac riz

 

Pour rappel, au Sénégal, le riz occupe une place de choix dans les habitudes culinaires dans la mesure où il entre dans la préparation du riz au poisson ou « thièbou-djène », principal plat national du pays.

 

16 janvier 2015

Les 7 points pour parvenir à l’autosuffisance en riz, selon Papa Abdoulaye Seck

Le vif débat suscité par l’objectif gouvernemental de l’autosuffisance en riz à l’horizon 2017, ne semble pas effrayer Papa Abdoulaye Seck, ministre sénégalais de l’Agriculture. Celui-ci estime que l’État sénégalais devrait agir sur 7 facteurs pour faire croître la production nationale du riz.

Le premier point, porte sur la redéfinition de la contribution des zones de production rizicole que compte le Sénégal. « Au lieu de miser sur 80 % de la production en irrigué et 20 % en pluvial, la nouvelle démarche opte pour 60 % en irrigué et 40 % en pluvial », préconise-t-il.

« Au lieu de miser sur 80 % de la production en irrigué et 20 % en pluvial, la nouvelle démarche opte pour 60 % en irrigué et 40 % en pluvial »

La seconde transformation consiste en une « redéfinition de la mission des zones de production pour l'approvisionnement du Sénégal en riz ». La finalité est de permettre aux zones enregistrant plus de 800 millimètres (mm) de pluies de réaliser leur autosuffisance pendant que la récolte provenant de la Vallée du fleuve Sénégal sera acheminée vers les principales zones urbaines.

Le troisième pilier touche à la reconstitution du capital semencier du pays à travers entre autres, l’importation de variétés adéquates et le renforcement de la recherche scientifique.

Pour sa part, le quatrième axe s’oriente vers la réalisation des aménagements hydroagricoles afin de s’assurer une meilleure maîtrise de l’eau.

 

Riziere en Casamance

Une rizière en Casamance

Hormis ces volets, « il faut intensifier la double culture qui n'est que de 10 % environ. Cela est possible grâce à une meilleure utilisation des variétés à cycle court existantes, à la promotion de la mécanisation pour maîtriser le calendrier de la préparation des sols, de la récolte et du battage et à l'amélioration du mécanisme de commercialisation », insiste M. Seck.

L’avant-dernier point visera l’augmentation du coefficient de transformation du paddy et une meilleure gestion post-récolte alors que le dernier point sera focalisé sur la mécanisation agricole.

 


16 mars 2015

Vers un exode urbain à la faveur du PRACAS ?

D’après Papa Abdoulaye Seck, le Sénégal se dirige vers un exode urbain grâce au Programme d’Accélération de la Cadence de l’Agriculture sénégalaise (PRACAS) mis en œuvre par le gouvernement. Pour appuyer son argument, M. Seck se base sur l’aménagement de 345 fermes agricoles devant être effectué dans le cadre dudit programme. Ce volet devrait assurer selon le dirigeant, la création de quelques 60 000 emplois.

Signe de cette faisabilité, les officiels ont pris l’exemple de la ferme de Nogmène, l’une des premières installations aménagées dans le cadre du programme. Cette exploitation qui emploie 125 personnes a réalisé en 2015, un chiffre d’affaires de 180 millions de francs CFA en produisant 195 tonnes de légumes.

 

22 mars 2015

Les commerçants et l’exécutif sénégalais signent une entente pour la promotion du riz local

Le gouvernement sénégalais a signé avec les commerçants un protocole d’accord relatif à l’augmentation des quantités de riz local écoulées sur le marché. Cette stratégie qui s’inscrit dans la droite ligne de la vision de l’autosuffisance en la céréale à l’horizon 2017, devrait permettre au riz local de se substituer progressivement au riz importé. « La question de la commercialisation devra nécessairement être réglée en amont, car les exigences du marché prouvent qu’il faut bien vendre avant de produire », a expliqué Alioune Sarr, ministre sénégalais du Commerce.

 

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Alioune Sarr, ministre sénégalais du Commerce.

 

3 avril 2015

Pas d’autosuffisance rizicole sans une formation préalable des producteurs, préviennent les experts

Sans la mise en place d’une véritable stratégie orientée vers la formation des riziculteurs, l’objectif de l’autosuffisance à l’horizon 2017, pourrait n’être qu’un vœu pieux. C’est ce qu’a rappelé un panel d’experts agricoles dans le cadre d’un forum dédié à ladite problématique qui s’est tenu à Dakar.

Pour Sanoussi Diakite, directeur de l’Office national pour la formation professionnelle, qui souligne le caractère vital de la formation des producteurs, celle-ci doit porter sur l’utilisation des technologies modernes et l’éducation par rapport aux questions concernant l’augmentation de la production.

Par ailleurs d’autres experts ont invité les autorités à faire la promotion de la filière rizicole auprès des jeunes sortis des écoles afin de les attirer vers l’activité. Selon les statistiques du ministère sénégalais de la Formation professionnelle, seulement 5 % des jeunes qualifiés sont présents dans l’agriculture.

 

7 avril 2015

Vers un plafonnement des importations rizicoles à 500 000 tonnes ?

Le Sénégal s’achemine-t-il vers une limitation à 500 000 tonnes de ses importations de riz ? C’est en tout cas le pari que vient de prendre l’exécutif sénégalais. Cette mesure qui s’inscrit dans le cadre de la réalisation de l’autosuffisance en riz à l’horizon 2017, va de pair avec d’autres dispositions prises par le gouvernement. Il s’agit notamment de la mise en place de barrières tarifaire et douanière visant à protéger le marché local de la concurrence du riz importé.

 

senegal riz importation

Le gouvernement envisage le plafonnement des importations rizicoles à 500 000 tonnes

Ce train de mesure devrait également permettre de réduire de 80 % la facture liée à l’importation par le pays de ses besoins en riz majoritairement de la Thaïlande estimée annuellement à 200 milliards de francs Cfa.

 

27 octobre 2015

L’UE octroie 42,57 milliards de francs Cfa en faveur de l’agriculture sénégalaise

L’agriculture sénégalaise vient de bénéficier d’un nouveau coup de pouce pour son développement de la part de l’Union européenne (UE). Ce soutien financier sous forme d’un don de 42, 57 milliards de francs Cfa sera destiné au Plan Sénégal émergent (PSE). Il s’étalera sur trois ans et sera conditionné par l’évolution du Programme d’accélération de la cadence de l’agriculture sénégalaise (PRACAS). Pour rappel, le PSE vise à faire du Sénégal un pays émergent à l’horizon 2035. Il entend dans ce cadre, renforcer la sécurité alimentaire nationale et rééquilibrer une balance commerciale mise à mal par les importations massives de produits alimentaires.

 

24 juin 2016

Les prix du riz pour la campagne de contre-saison chaude désormais fixés

Au Sénégal, durant la campagne rizicole de contre saison chaude, le kilogramme de paddy se négociera autour de 125 francs Cfa, alors que le riz parfumé sera commercialisé à 140 fcfa/kg. C’est ce qu’a indiqué le Comité interprofessionnel de la filière riz (Ceriz) au terme de sa réunion qui s’est tenue à Ndiaye.

 

senegal riz main

Le pays projette une récolte de 437 500 tonnes pour cette contre-saison chaude.

Concernant le bilan de la campagne, le groupement souligne que la superficie ensemencée a gagné de 21 % en s’établissant à 43 784 ha.

Pour rappel, la culture rizicole de contre saison est assurée essentiellement par Vallée du Fleuve Sénégal (VFS) et le Bassin Anambé. Le pays cible selon le calendrier d’exécution du PRACAS, une récolte de 437 500 tonnes de riz durant cette contre saison-chaude. 

 

25 août 2016

La vallée et le delta du fleuve Sénégal ont récolté 300 000 tonnes de riz en 2016

Au Sénégal, le delta du fleuve Sénégal et la vallée ont enregistré une production de 300 000 tonnes de riz paddy. Ce volume record a été réalisé notamment grâce à l’augmentation des superficies dédiées à la graminée. Celles-ci ont progressé de 22,2% en passant de 36 000 hectares (ha) en 2015 à 44 000 ha en 2016. Si ces indicateurs positifs témoignent des atouts que possèdent ces deux régions dans le développement de la riziculture, de nombreux défis demeurent. « La commercialisation reste le grand défi à relever pour boucler la campagne de production rizicole de contre-saison chaude 2016 en apothéose », estime Samba Kanté, directeur général de la Société nationale d’aménagement et d’exploitation des terres du delta du fleuve Sénégal (Saed).

 

28 septembre 2016

En 2015, le Sénégal a produit 906 348 tonnes de riz

Le Sénégal a produit en 2015, 906 348 tonnes de riz, d’après un rapport provisoire de la Revue conjointe du secteur agricole (RCSA) élaborée par la Direction de l’analyse, de la prévention et des statistiques agricoles du pays. Cette récolte affiche une hausse de plus de 62% par rapport au volume enregistré en 2014 (559 021 tonnes).

  

7 octobre 2016

Macky Sall promeut la création d’un label « riz du Sénégal »

Macky Sall, le Chef d’Etat sénégalais a souhaité la création d’un label pour le riz sénégalais dénommé « Riz du Sénégal ». Cette démarche devrait permettre selon le dirigeant, de promouvoir la production de la céréale à travers le pays. Cet appel a été suivi d’une exhortation des populations à « prendre toutes les dispositions idoines, pour une transformation adéquate et une meilleure commercialisation de la production rizicole nationale, au regard des bonnes performances réalisées pour l’atteinte de l’objectif prioritaire d’autosuffisance en riz, à l’horizon 2017 ».

 

2 janvier 2017

La production de riz a atteint le niveau record de 950 000 tonnes en 2016

Le président sénégalais, Macky Sall a annoncé que la production de riz paddy (riz non décortiqué) de 2016 du Sénégal s’est chiffrée à 950 779 tonnes.

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Ce volume représente une hausse de 4,9 % par rapport au résultat antérieur et marque le plus haut niveau de production atteint par le pays. Cette performance qui vient couronner les efforts entrepris par l’exécutif prépare le terrain à un défi encore plus grand à savoir : couvrir entièrement la demande nationale en riz avec une production de 1 600 000 tonnes.

 

2 février 2017

750 800 tonnes de riz attendues en 2017 dans la vallée du fleuve Sénégal

La production de riz de la région de la vallée du fleuve Sénégal située dans le Nord du pays devrait s’établir à 750 800 tonnes en 2017, soit un peu plus du double du stock de l’année dernière. C’est ce que révèlent les dernières prévisions de la Société nationale d’aménagement et d’exploitation des terres du Delta et des vallées du fleuve Sénégal et de la Falémé (SAED).

 

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Production de riz de la région de la vallée du fleuve Sénégal.

Cette région, où la production rizicole est irriguée, contrairement aux autres parties du Sénégal, pourrait couvrir à elle seule, d’après les estimations, 57% des besoins en riz du pays. Un facteur important qui fait d’elle un atout majeur dans la réalisation de l’autosuffisance dans la céréale ambitionnée par le gouvernement. En effet, sur le volume de 1,6 million de tonnes de riz sur lequel table l’exécutif en 2017, 60 % sont prévus pour provenir de la riziculture irriguée.

 

5 juillet 2017

Le prix du kg de riz paddy fixé à 125 FCFA durant la contre saison chaude 2017

Au cours de la contre saison chaude, le kilogramme du riz décortiqué reviendra à 125 francs CFA, soit un tarif équivalent à celui de l’année dernière.

D’après Alioune Sarr, ministre sénégalais en charge du portefeuille du Commerce, cette saison verra la mise en place d’un système d’information, de collectes et de traitement de données sur le riz paddy au profit des acteurs. Le but visé étant selon le dirigeant d’assurer la traçabilité, l’achat de riz local ainsi que de faciliter l’établissement d’une régulation relative à une meilleure commercialisation de la céréale.

Pour rappel, le Sénégal envisage de récolter durant cette contre-saison chaude, environ 474 000 tonnes de riz.

 

28 août 2017

Papa Abdoulaye Seck croit en l’autosuffisance en riz pour cette année

Au Sénégal, le ministre de l’agriculture Papa Abdoulaye Seck a exprimé sa confiance quant à la réalisation de l’autosuffisance en riz cette année grâce à une récolte de 1,6 millions de tonnes.

D’après le dirigeant, ce choix opéré en 2014 s’est jusqu’ici révélé payant eu égard l’augmentation de la production enregistrée au cours de ces dernières années. 

« En 2012, la production de riz était de 400 000 tonnes, elle a atteint, aujourd’hui [en 2016], les 950 000 tonnes [soit le plus haut niveau jamais atteint par le pays, ndlr] », a indiqué M. Seck. « Toutes les conditions sont réunies pour relever ce défi. Dans beaucoup de régions du pays à l’image de Fatick, Kaolack, Kaffrine, Diourbel, etc. les paysans sont en train de cultiver le riz », ajoute le responsable.

 

Aujourd’hui

Quelle que soit la récolte finale de 2017…

Depuis l’année 2014, le gouvernement sénégalais a mené plusieurs actions afin de couvrir entièrement les besoins nationaux en riz par la production locale « à l’horizon 2017 ». Ces mesures ont concerné aussi bien l’amont de la filière, à travers le soutien aux acteurs de la production, que l’aval, par le biais de la facilitation de la commercialisation et ainsi que la réduction des importations.

Si cette stratégie s’est accompagnée de résultats positifs incontestables, notamment la progression de 62% de la récolte de riz paddy entre 2014 et 2015, l’autosuffisance reste un défi majeur. Et pour cause : l’appareil de production a considérablement ralenti depuis lors.

Le pays qui a misé sur les systèmes de riziculture irriguée et pluviale a en effet vu son volume de riz croître de seulement 5% entre 2015 et 2016 (906 348 tonnes à 950 779 tonnes). Cette performance mitigée exigerait un grand bond en avant cette année pour d’atteindre les 1,6 million de tonnes de riz escomptées.

Il n’en reste pas moins que, quelle que soit la récolte finale de 2017, l’effort global fourni par les acteurs de la filière rizicole et du gouvernement, reste admirable et devrait permettre de placer le pays à l’avant-garde, dans la région ouest-africaine, en matière d’autosuffisance en riz.

 

Chronologie réalisée par Espoir Olodo

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