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Les bourses d’Egypte, du Zimbabwe et du Maroc sont en tête des performances indicielles de l’année en Afrique

(Agence Ecofin) - L'année 2016 aura été un petit calvaire pour les marchés financiers africains. Au 16 décembre 2016, 11 des principaux indices représentants ces bourses, affichaient un rendement négatif, a-t-on constaté selon des données disponibles sur la plateforme African Markets.

Le All Share Index du Lusaka Stock Exchange en Zambie, a réalisé la plus mauvaise des performances, avec une baisse de 26,06% sur la période de référence.

Un autre indice en recul, c'est le BRVM 10 qui regroupe les 10 plus grosses capitalisations boursières de l'UEMOA. Après sa place de meilleure performance indicielle acquise en 2015, il occupait au 16 décembre 2016 la 14ème place, avec un rendement négatif de 13,82% depuis le 1er janvier 2016. S'exprimant récemment sur le sujet, Edoh Kossi Amenounve, le directeur général de cette bourse a expliqué ce recul par des prises de bénéfices, après trois années de croissance soutenue. La place financière basée à Abidjan a aussi été fortement sollicitée par de nouvelles introductions, et une entrée dans l'indice des marchés frontières (à risque, mais rentables) du groupe Morgan Stanley Capital International (MSCI).

Les raisons aux contreperformances des indices boursiers africains sont nombreuses. Les économies africaines ont été marquées tout au long de l'année, par la baisse de leurs revenus en devises, ce qui s'est traduit par des replis de croissance, et même des récessions pour certains pays comme le Nigéria. La bourse de Lagos a pourtant bien résisté, et son principal indice, le NSE All Share Index affichait un repli de seulement 6,7%.

Dans ce tableau sombre, certaines places financières ont fait preuve de solidité, à l'instar de l'Egyptian Exchange, dont le principal indice, l'EGX 30, réalise la meilleure performance de la période avec un rendement positif de 59,7%. Lundi 19 décembre 2016, ce dernier gagnait encore 3,9%, signe qu'il pourrait encore s'améliorer d’ici le 31 décembre. La situation économique et financière du pays n'a pourtant pas été facile. Ses réserves de change se sont amenuisés, négativement impactées par la baisse des revenus pétroliers, le repli des activités touristiques et une insécurité permanente. Le gouvernement du président Abdel Fatah el Sissi a dû prendre des mesures douloureuses sur le plan social, pour obtenir l'aide du FMI.

Un marché financier qui a surpris est celui du Zimbabwe. Son principal indice occupe la deuxième place des meilleurs performeurs indiciels, avec un rendement positif de 28,7%. Le pays traverse pourtant une grosse crise, notamment monétaire, et le gouvernement a du imprimer récemment des billets de monnaie trésor, pour répondre à la baisse drastique de la liquidité dans l'économie.

La Bourse de Casablanca, qui pourtant avait débuté l'année sur une note timide, boucle le trio des meilleurs marchés financiers africains. Le Morrocoan All Share Index, son principal indice, affichait à la date de référence un rendement positif de 27,8%. Les autres indices qui sont positionnés sur une note positive sont le NSx Namibia (+22,13%), le TUNIDEX de la bourse de Tunisie (+7,74%). Le SEM7 du Stock Exchange of Mauritius (+0,2%) et le JSE All Share Index de Johannesburg (-1,3%) peuvent changer avant la fin d’année.

Idriss Linge


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