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L’Angola a procédé, le vendredi 08 novembre 2019, à l’inauguration de son  premier centre de production de carte nationale d’identité pour un coût total de 243 millions $. Cette cérémonie s’est tenue à Kilamba (banlieue de Luanda) en présence du président angolais, João Lourenço.

Financé et équipé par l’Etat angolais avec une superficie de 3727 m2, dont 430 m2 pour la zone de production et 300 m2 pour la zone de surveillance, ce centre permettra d’établir 20 000 cartes d’identité/ jour.

 Selon le ministre angolais de la justice, Francisco Queirós, cette carte présente une innovation. Il s’agit notamment de la puce électronique qui comporte en son sein l’extrait d’acte de naissance, les numéros d'identification fiscale, de la sécurité sociale et la carte d'électeur.

Francisco Queirós, a en outre fait savoir que ce centre facilitera l’élaboration des bases de données relatives à l'enregistrement des naissances, à la propriété automobile et foncière.

Le ministre angolais, a par ailleurs indiqué qu’un investissement d'environ 8 milliards de kwanzas (environ 17,3 millions $), financé par le gouvernement, devrait être alloué d'ici 2022, dans le cadre de la campagne d’enregistrement massif.

Selon les prévisions du ministère angolais de la justice, ce sont 12 millions d'Angolais sans extrait d’acte de naissance qui devraient être enregistrés au cours de cette campagne.

André Chadrak

Le projet d’extension de la voie ferrée « Trans-Zambezi » vient d'être relancé par les autorités namibiennes, qui ont publié un appel d'offres pour la réalisation d'une étude de faisabilité.

Cette étape préliminaire, financée par la Banque africaine de développement (BAD), vise à identifier le tracé final ainsi que les retombées économiques et sociales qu’apportera le prolongement du chemin de fer.

Ce projet d’extension concerne plus de 760 km, en suivant la section Grootfontein – Rundu jusqu’à Katima Mulilo, ville frontalière et carrefour avec la Zambie.

Si l’initiative aboutissait, la future interconnexion offrira une bonne alternative pour le transport des minerais et gisements, de la région minière de la Copperbelt en Zambie au port stratégique de Walvis Bay en Namibie.

Notons que côté zambien, le gouvernement s’investit également, dans l’extension de son réseau ferroviaire afin de mieux se connecter à la Namibie. Deux axes sont concernés : la ligne ferroviaire Livingstone – Kazungula – Sesheke (200 km) et la ligne Solwezi – Kaoma – Sesheke (800 km).

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Le Forum pour l'investissement en Afrique 2019, organisé par la Banque africaine de développement (BAD) s'est ouvert ce 11 novembre à Johannesburg, en Afrique du Sud, avec l’ambition de mobiliser des financements pour des projets d’un montant de 67 milliards $.

« Le temps est venu d'agir rapidement pour libérer notre potentiel… En effet, notre continent est prêt à investir, mais il est surtout riche en énormes opportunités rentables », a déclaré le président sud-africain, Cyril Ramaphosa (photo), lors de son discours d’ouverture, en exhortant les investisseurs à aller au-delà des promesses. Et d’ajouter : « en tant que communauté d'investisseurs, votre présence ici témoigne de votre volonté indéfectible de nous aider à réussir. Je vous invite donc à nous rejoindre alors que nous passons le flambeau du progrès qui traverse toutes les frontières de ce grand continent, jusqu'à ce que la lumière du développement et de la prospérité économique éclaire chaque village africain, chaque ville africaine, chaque foyer africain ».

Pour le président de la BAD, Akinwuni Adesina, c’est une nouvelle Afrique plus confiante, consciente de sa place dans le monde, qui est aujourd’hui déterminée à devenir un paradis mondial pour les investissements. M. Adesina a indiqué que le Forum pour l'investissement en Afrique est l'endroit idéal pour les investisseurs.

La première édition dudit forum a été lancée en 2018 en partenariat avec Africa50, Afrexim Bank, la Banque de développement du commerce, la Banque de développement de l'Afrique du Sud, la Banque islamique de développement, la Société africaine de financement, la Banque européenne d'investissement.

A cette occasion, l’African Infrastructure Investment Fund (Fonds africain dédié au financement des infrastructures : Ndlr) a présenté un contrat d’achat de 500 millions de dollars pour accélérer les investissements dans l’agriculture, ainsi qu’une transaction de 175 millions de dollars d’actions du Fonds de garantie africain pour aider les investisseurs à soutenir les petites et moyennes entreprises. Le forum a également garanti des intérêts d’investissement pour des transactions d’une valeur de 38,7 milliards de dollars en moins de 72 heures.

Sylvain Andzongo, à Johannesburg

L'initiative FastTrackTech Africa, un programme du Centre international du commerce qui vise à soutenir les entrepreneurs numériques et les start-up technologiques d'Afrique subsaharienne, ouvre les candidatures pour une formation destinée aux entrepreneurs numériques d’Afrique de l’Ouest et de l’Est.

Le programme cible 7 pays ; le Bénin, l'Ethiopie, la Côte d'Ivoire, le Mali, le Rwanda, la Tanzanie et la Zambie. Il concerne les entrepreneurs numériques opérant dans la finance, l’agriculture, la santé, l’éducation entre autres, et ayant une visée internationale. Les entreprises doivent avoir trois années d’existence au maximum.

Les projets sélectionnés bénéficieront de formations en présentiel et à distance, de séances sur les stratégies d’internationalisation ainsi que d’un accompagnement axé sur l’acquisition de compétences managériales et commerciales. Un accent sera mis sur la création d'entreprises et la promotion des investissements régionaux et internationaux.

La date limite du dépôt des candidatures est fixée au 20 novembre 2019.

Rappelons que l'initiative FastTrackTech Africa a été lancée en octobre 2019 par le Centre du commerce international de l’ONU basé à Genève et va appuyer 2000 entrepreneurs et 200 start-up digitales sur une période de deux ans. Ce projet est financé par le Canada, le Danemark, la Finlande, l’Irlande, la Norvège, la Suède ainsi que par la Hollande.

Plus d’informations

Vanessa Ngono Atangana

La compagnie d’exploration IronRidge Resources a découvert une anomalie magnétique de 2,8 km de long et 800 m de large sur son permis aurifère Zaranou, en Côte d’Ivoire. L’anomalie se situe dans une zone où ont déjà eu lieu des opérations minières artisanales intensives, ce qui conforte la société quant au potentiel de la licence.

« Nous sommes ravis par la découverte de cette anomalie magnétique et nous planifions actuellement un premier programme de forages de 6 500 m (à partir de décembre prochain, NDLR) pour tester les structures minéralisées […] », a déclaré le PDG, Len Kolff, précisant que la compagnie ne sait pas encore ce qui cause l’anomalie.

IronRidge Resources gère en Afrique plusieurs projets miniers. On retrouve, entre autres, les projets de lithium de Cape Coast (Ghana) et d’Adzopé (Côte d’Ivoire), ou encore les projets d’or d’Echbara, Dorothe et Am Ouchar (Tchad). Le permis Zaranou ne lui a été accordé qu’en avril dernier.

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L’Egypte s’attend à une croissance économique à 6,4% au cours de l’exercice fiscal 2020/2021. C’est ce qu’a indiqué, ce lundi, le ministère des Finances du pays, cité par Reuters.

Cette croissance s’inscrit en hausse par rapport à la prévision de 6% annoncée pour l’exercice en cours. Elle devrait être accompagnée d’un déficit budgétaire à 6,2% du produit intérieur brut (PIB), en baisse par rapport aux 7,2% initialement prévus pour l’exercice 2019/2020.

Cette annonce intervient alors que les réformes financières et économiques soutenues à hauteur de 12 milliards $ par le Fonds monétaire international (FMI) arrivent à leur terme. Celles-ci mettent l’accent sur l’optimisation des dépenses publiques, en supprimant progressivement les subventions sur la plupart des produits énergétiques.

A la fin du prochain exercice budgétaire, les autorités espèrent réduire le niveau de la dette publique à 80% du PIB contre un objectif de 86% annoncé pour l’exercice en cours.

Notons que pour l’année prochaine, le FMI table sur une croissance à 5,9% pour le pays, puis à 6% en 2021.

Moutiou Adjibi Nourou

Au Kenya, les autorités anticipent une production rizicole de 240 000 tonnes en 2019/2020, soit environ le double de la récolte précédente, rapporte Business Daily Africa.

D’après Joseph Irungu, principal Secrétaire à l’Eau, cette performance d’une année sur une autre est liée à la bonne dynamique du Projet d’irrigation Mwea, piloté par le Conseil national de l’irrigation (NIB).

Cette initiative devrait permettre de produire 180 000 tonnes de riz, ce qui représente environ 75% de la récolte nationale anticipée. En outre, souligne M. Irungu, la bonne récolte attendue devrait permettre au pays de réduire de 36% ses importations de la céréale.

Le Kenya consomme environ 400 000 tonnes de riz par an et importe 250 000 tonnes de la graminée annuellement. Ses principaux fournisseurs sont le Pakistan et l’Inde.

Espoir Olodo

Hero Future Energies (HFE), une entreprise indienne spécialisée dans la fourniture de solutions énergétiques, a ouvert son capital au groupe émirati Masdar.

Hero a cédé une participation minoritaire de 20 % à un montant de 150 millions $. Le produit de cet investissement permettra à la firme indienne de financer son expansion en Inde et dans d’autres marchés à forte croissance en Asie, en Europe et en Afrique.

Dans une note adressée aux investisseurs, Rahul Munjal (photo), le président et directeur général de HFE, a commenté cette prise de participation. « Hero Future Energies et Masdar sont des partenaires stratégiques sur le long terme. Nous sommes déterminés à renforcer la commercialisation et le déploiement de solutions d’énergies renouvelables. Nous sommes ravis que Masdar ait décidé de soutenir le plan d'expansion mondial de HFE ».

Soutenue par la famille indienne Munjal, Hero Future Energies avait également ouvert son capital en 2017 à la Société financière Iinternationale. Cette institution axée sur le financement d’entreprises privées et domiciliées dans des pays en développement, avait investi 125 millions $ pour entrer dans le tour de table de l’entreprise fondée en 2012.

Il faut relever le fait que la société HFE fournit des solutions dans les secteurs de l’énergie solaire et éolienne.

Chamberline Moko    

La sécurité, la compétitivité des coûts, l’ouverture du continent aux voyages et aux échanges, et l’égalité des sexes. Voilà les quatre mesures prescrites par International air transport association (IATA) aux gouvernements africains, pour permettre au transport aérien de contribuer efficacement à la réalisation des objectifs du développement durable sur le continent.

Alexandre de Juniac (le président de l’IATA) l’a fait savoir, ce lundi 11 novembre 2019 à Maurice, à l’ouverture des travaux de la 51e Assemblée générale annuelle de l’Association des compagnies aériennes africaines (AFRAA). 

« Sur l’ensemble du continent africain, les perspectives et le potentiel de l’aviation sont riches. Elle soutient déjà une activité économique de 55,8 milliards USD et 6,2 millions d'emplois. Et, alors que la demande aura plus que doublé au cours des deux prochaines décennies, le rôle crucial de l’aviation dans le développement économique et social de l’Afrique augmentera dans les mêmes proportions. Avec un cadre fiscal et réglementaire approprié, les possibilités offertes par l'aviation pour améliorer la vie des personnes sont formidables » affirme-t-il. 

S’agissant de la sécurité, l'association prescrit aux plus petites compagnies aériennes, celles qui ne peuvent pas prétendre au registre IOSA, d’envisager d’obtenir le certificat IATA Standard Safety Assessment (ISSA). Elle demande aussi aux Etats d’incorporer l'audit de sécurité opérationnelle (IOSA) de l'IATA dans leurs systèmes de supervision de la sécurité. Mais également de mettre en œuvre les normes et les pratiques recommandées par l'OACI (Organisation de l’aviation civile internationale) dans leurs réglementations.

« Actuellement, seuls 26 Etats atteignent ou dépassent le seuil de mise en œuvre de 60 %, ce qui est insuffisant », souligne Alexandre de Juniac.

En matière de compétitivité, l’IATA constate que « les transporteurs africains perdent 1,54 dollar pour chaque passager qu’ils transportent. Les coûts élevés contribuent à ces pertes. En effet, les coûts de carburéacteur sont 35 % plus élevés que la moyenne mondiale. Ils représentent 11,4 % des coûts d'exploitation des compagnies aériennes africaines. C'est le double de la moyenne de l'industrie. Et il existe une pléthore d’impôts et de taxes ».

L’Association recommande, à cet égard, aux Etats et aux gestionnaires aéroportuaires de suivre les normes et pratiques recommandées par l’OACI en matière de taxes et de frais ; de divulguer les coûts cachés tels que les taxes, et de les comparer aux meilleures pratiques mondiales ; et d’éliminer les taxes ou les subventions croisées sur le carburant international.

 « Il est essentiel que les gouvernements comprennent que chaque coût supplémentaire qu'ils ajoutent à l'industrie réduit l'efficacité de l'aviation en tant que catalyseur du développement », indique de Juniac. « Nous demandons aux gouvernements de respecter les obligations découlant des traités et d’assurer le rapatriement efficace des revenus des compagnies aériennes à des taux de change équitables. Ce problème concerne 19 pays africains ».

En ce qui concerne l’ouverture du continent, l’IATA conseille la mise en œuvre rapide de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECA), du Protocole de libre circulation de l'Union africaine (UA), et du Marché unique des transports aériens africains (SAATM). « Nous connaissons les contributions que ces trois accords apporteront aux objectifs de développement durable (ODD). »

Pour ce qui est de l’égalité des sexes, l’IATA appelle le secteur à faire davantage pour améliorer la mixité, et les compagnies aériennes à soutenir la campagne « 25by2025 », récemment lancée. « Cette campagne est un programme volontaire permettant aux compagnies aériennes de s’engager à augmenter de 25 % au moins la participation des femmes aux échelons supérieurs, ou de l’améliorer de 25 % d’ici à 2025 », explique l’Association.

Romuald Ngueyap

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« Seule une Alliance des compagnies aériennes africaines pourrait gagner des parts de marché sur les transporteurs internationaux.»

L’Afrique subsaharienne aura besoin d’avoir recours aux capitaux privés afin de réaliser les 2 600 milliards $ d’investissement nécessaires d’ici à 2040 pour faire face à sa demande énergétique. C’est ce qui ressort de l’Africa Energy Outlook 2019, réalisé par l’Agence internationale de l’énergie. Selon les données du rapport, 120 milliards $ devront être injectés annuellement au cours des 20 prochaines années dans les technologies énergétiques bas carbone, ainsi que les infrastructures de transmission sur le continent.

« Mobiliser du capital privé requiert des efforts concentrés à la fois des gouvernements africains et des institutions internationales de financement et de développement. En dehors de l’Afrique du Sud, chaque dollar investi en Afrique par le gouvernement attire 0,6 $ d’investissement privé. C’est peu par rapport aux 0,9 $ des pays d’Asie du Sud ou aux 4 $ attirés par l’Afrique du Sud pour 1 $ sorti », peut-on lire dans le rapport.

Si la tâche est ardue, l’objectif est raisonnable, puisqu’il existe des exemples tels que l’Inde qui a dû relever de tels défis, rassure le document.

Actuellement, 16 des 43 pays d’Afrique subsaharienne ne permettent toujours pas à des investisseurs privés d’intervenir dans leur secteur électrique, que ce soit pour la production ou la transmission. Dans le même temps, plus de la moitié des 39 compagnies électriques nationales opérant dans la région ne recouvrent pas assez d’argent pour faire face à leurs dépenses de fonctionnement.

Gwladys Johnson Akinocho

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