Le Maroc sursoit à la limitation de ses importations de sucre

Le Maroc sursoit à la limitation de ses importations de sucre

(Agence Ecofin) - Le Maroc devrait retarder son projet de limiter ses importations de sucre à 45% de sa demande nationale d’ici la fin 2013. En effet, une météo défavorable a fortement impacté la production cette année et la réforme du monopole sucrier n’est pas encore aboutie, souligne l’agence MAP. Le ministère de l’Agriculture a annoncé qu’un nouveau plan de développement de l’industrie sucrière sera élaboré, tendant à ce que 53% des besoins nationaux en sucre soient produits localement d’ici 2020 contre 35% actuellement.

Ainsi, à fin 2013, le Maroc devra importer quelque 850 000 t de sucre roux. Sur les 8 mois à fin août, il a déjà acheté 691 300 t de sucre roux sur les marchés internationaux dont 60 000 t sur le seul mois d’août. Le prix moyen était de $ 610 la tonne, selon les données officielles.

Selon un plan gouvernemental précédent et remontant à 2008, les agriculteurs et la Cosumar, qui a le monopole sur le sucre, au Maroc, s’étaient entendus afin que la production locale augmente de 45% à 675 000 t, ce qui permettrait de couvrir 55% des besoins nationaux d’ici 2013. Des pluies erratiques, des inondations et des tensions entre planteurs et la Cosumar n’ont pas permis d’atteindre l’objectif.

La Cosumar a le monopole sur le broyage de la cane et de la betterave et le raffinage du sucre brut importé principalement du Brésil et d’Inde. Rappelons que la Cosumar est détenue à 63,7% par la Société nationale d’investissement (SNI), holding de la famille royale qui est en restructuration.

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Yaoundé-Genève | 20 juin 2013
 

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