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Des parlementaires d'Afrique de l'Ouest en conclave à Niamey pour lutter contre les flux financiers illicites

(Agence Ecofin) - La Waapac (West Africa Association of Public Accounts Committes), l’association qui regroupe les députes ouest-africains et membres de la Commission de Finances au sein de leur Parlement, tient à Niamey sa 7ème conférence et assemblée nationale. Débutée le 10 janvier 2017, la rencontre de trois jours a pour thème « Lutte contre les flux financiers illicites (ffi) en Afrique de l’ouest, rôle des parlementaires et des institutions supérieures de contrôle ».

Plusieurs thématiques faciliteront les échanges comme le rôle du Parlement dans la lutte contre les ffi ; le rôle des institutions supérieures de contrôle dans la lutte contre les ffi suivi d’un partage des expériences des pays représentés, etc.

Pour Tignokpa Demba, Présidente de la Waapac, « les ffi à travers les frontières entravent non seulement le progrès socio-économique mais exercent aussi une menace permanente sur la paix et la sécurité sur le continent ». Ceci, à travers les inégalités sociales et le financement de réseaux terroristes. Raison pour laquelle « notre contribution aux côtés de l’Exécutif, des institutions nationales de contrôle, sous régionales et continentales de lutte contre le phénomène s’avère plus qu’une nécessité,» ajoute-t-elle.

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Pour le Président nigérien de l’Assemblée nationale, la lutte contre les flux financiers illicites est aussi pertinent que celle contre le terrorisme, le trafic des stupéfiants ou encore la délinquance financière. « Que l’on tarisse la circulation de flux financiers illicites, et à brève échéance, le terrorisme sera vaincu et le dangereux commerce de drogue ira en péréclitant, » prédit Oussseini Tinni (photo). « L’urgence pour les pays de la sous-région, au-delà du renforcement du cadre juridique, est de mettre en place des institutions et organismes spécialisés pour la prévention et la lutte contre les flux financiers illicites, » conseille-t-il.

Les flux financiers illicites en provenance du continent affecteraient l’Afrique à raison de 50 milliards de dollars par an selon la Présidente de la Waapac. Le Niger (confronté aux menaces terroristes) dispose d’un corps juridique efficace dans le domaine, conformément aux directives de l’Uemoa. Mieux, il est doté de deux institutions de contrôle et de lutte contre les ffi.

GD


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