Les prix des denrées alimentaires repartent à la hausse
(Agence Ecofin) - Les cours des denrées alimentaires ont progressé de 8% sur les quatre derniers mois (décembre à mars) et «au mois de mars 2012, ils se situent à seulement due 6% du pic historique de 2011», souligne la Banque mondiale dans sa publication trimestrielle Food Price Watch.
À l’exception du riz, tous les indices de prix des céréales, des huiles et matières grasses, du sucre, et autres biens alimentaires progressent à la hausse chaque mois depuis janvier inversant ainsi la tendance à la baisse observée auparavant. Le maïs progresse de 9%, l’huile de soja de 7%, le blé de 6% et le sucre de 5%. Ce sont les oléagineux et matières grasses qui enregistrent la plus forte augmentation à 13%.
Au niveau local, les prix demeurent élevés, notamment en Afrique. Pour les pays importateurs, les prix internationaux élevés se répercutent sur les prix domestiques, mais des facteurs locaux et régionaux jouent aussi un rôle dans plusieurs pays. « Certains facteurs spécifiques comme des restrictions commerciales entre le Soudan et le Sud-Soudan ; la rétention des stocks par les agriculteurs et les négociants en prévision d’une hausse des prix en Ethiopie et au Nigeria ; et les troubles civils dans le nord du Mali et le nord-est du Nigeria, conjugués aux coûts élevés du carburant et du transport et aux conditions météorologiques, ont contribué à maintenir à un niveau élevé les prix domestiques. Cependant, malgré leur niveau élevé, des facteurs comme la levée de l'interdiction d'exportation en Tanzanie, la reprise des flux commerciaux entre le Nigeria et le Sahel, et les bonnes conditions météorologiques dans l'Asie centrale ont maintenu des pressions à la baisse sur les prix dans certains marchés intérieurs et voisins», indique la Banque mondiale.
Quand elles se produisent, les hausses de prix sur les marchés domestiques sont considérables et plus importantes que la baisse des prix entre les pays. Ainsi, entre mars 2011 et mars 2012, les prix du maïs ont progressé de 82% au Malawi, 80% en Ethiopie, ceux du riz de 125% en Ouganda, 54% en Tanzanie et 38% au Rwanda, souligne la Banque mondiale.






























