Le passage de témoin entre Burkina & Shell et Vivo Energy inquiète le personnel

Le passage de témoin entre Burkina & Shell et Vivo Energy inquiète le personnel

(Agence Ecofin) - La reprise des stations africaines de Shell par Vivo Energy, une société partagée par le trader Vitol (40%), le fonds d’investissement Helios (40%) et la compagnie Shell (20%), suit son cours.

Toutefois, au Burkina Faso, l'article 1 du protocole d'accord entre les agents et la société a mis le feu aux poudres. Ce protocole vise «définir les conditions et modalités des mesures d'accompagnement applicables aux travailleurs en fin de contrat de travail avec Burkina & Shell pour raisons : économiques, de départ négocié suite à une restructuration sectorielle ou générale de l'activité, de transfert, non accepté par les salariés concernés, de contrat de travail suite à une cession, transfert ou sous-traitance par Shell de ses activités et ou marque, médicales.»

Les délégués du personnel, inquiets des conséquences de cette reprise, ont organisé une conférence de presse pour rappeler qu’ils ont fait recours à l'Inspection du travail et qu’un procès-verbal de non-conciliation pose une hypothèque sur la prise de contrôle de leur entreprise par Vivo Energy.

Pour Silmiraogo Nabalma, directeur général de Vivo Energy Burkina, les inquiétudes du personnel ne sont pas fondées : «il n'y aura pas de rupture de contrat entre les travailleurs et la société. Tous les agents sont toujours en place et aucun d'eux ne perdra son contrat» a-t-il assuré.

«Vivo Energy Burkina est notre nouveau nom d'entreprise, la marque commerciale, quant à elle, demeure Shell» a ajouté le DG qui revendique une «culture de la performance avec un leadership africain jeune et ambitieux».

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Yaoundé-Genève | 19 juin 2013