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A son tour, le gouvernement kényan devrait soumettre une loi visant à accepter des biens meubles en garantie de prêts bancaires

A son tour, le gouvernement kényan devrait soumettre une loi visant à accepter des biens meubles en garantie de prêts bancaires

(Agence Ecofin) - Le gouvernement kényan devrait à son tour, proposer au vote des parlementaires, une loi qui autorisera que des biens meubles puissent être affectés à la garantie de prêts obtenus par les individus auprès des banques commerciales, a-t-on appris d'un rapport de la firme d'audit KPMG, sur le projet de budget au Kenya.

En Afrique australe, le Zimbabwe a déjà ouvert cette possibilité, en expliquant que les outils de gestion économique moderne, devraient s'adapter aux réalités africaines qui sont parfois différentes. L'initiative a conduit certains médias, à ne voir dans cette proposition, que la possibilité que des vaches et des moutons puissent être utilisés comme garanties aux prêts bancaires. Cela sera encore plus vrai pour un pays comme le Kenya, où l'élevage est une activité à plein temps pour des milliers de personnes. Mais la logique derrière l'initiative gouvernementale est légèrement différente.

Avec l'adoption de la loi, qui limite les taux applicables aux prêts bancaires et fixe un plancher pour la rémunération des dépôts, les banques ont réduit leurs expositions aux situations présentant des risques jugés élevés.

Cela s'est traduit par une baisse de l'encours des crédits accordés aux clients privés, individus ou petites entreprises. En permettant que des biens meubles puissent servir de garanties, le gouvernement de Nairobi souhaite redonner du tonus à l'inclusion financière et offrir de nouvelles possibilités aux banques qui se déploient dans son territoire de compétence.

Vue sous un autre angle, le gouvernement kényan donne le ton de l'innovation qui, selon certains analystes, devra caractériser le paysage bancaire au Kenya. Lorsqu’il avait proposé de limiter les taux appliqués par les banques commerciales sur les prêts, son objectif était de réduire l'exclusion financière grâce à un coût de financement abordable. Il semble aujourd'hui résolu à réévaluer la situation.

Idriss Linge


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