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Selon Afrobaromètre, les Marocains présentent de fortes résistances à une intégration africaine

Selon Afrobaromètre, les Marocains présentent de fortes résistances à une intégration africaine

(Agence Ecofin) - Depuis ce début 2017, le Maroc a rejoint l'Union Africaine et a exprimé son souhait d’intégrer la CEDEAO. Dans ce contexte, le réseau universitaire africain Afrobaromètre a analysé des entretiens menés, depuis 2015, avec 1200 Marocains représentatifs de la population du royaume, à propos de leurs rapports à l’Afrique et aux Africains.

Selon les résultats obtenus, 33% des Marocains ne souhaitent pas avoir dans leur voisinage de personnes d’une autre religion qu’eux. C’est beaucoup plus que la moyenne africaine qui n’est que de 12% sur les 33 pays étudiés.

26% des Marocains ne souhaitent pas de personnes d’ethnie différente dans leur voisinage, contre 9% en moyenne africaine.

33% des Marocains ne souhaitent pas de travailleurs émigrés dans leur voisinage contre 18% en moyenne africaine.

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Dans le même ordre d’idée, seulement 20% des Marocains jugent que leur pays doit agir en faveur de la démocratie et des droits de l’homme dans les autres pays du continent, contre 34% en moyenne africaine, et même 25% en moyenne nord-africaine.

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Les Marocains seraient donc, en Afrique, les moins enclins à se mêler des affaires intérieures des autres pays du continent, quelque soit la situation politique. Et ils sont « considérablement moins accueillants que la plupart des autres Africains à l’endroit des gens aux vécus différents », souligne l’étude Afrobaromètre.

A noter que les jeunes Marocains de 18 à 29 ans, sont moins intolérants que leurs ainés. 71% d’entre eux déclarent ne pas avoir de réticence à vivre à proximité d’un étranger. Le niveau de tolérance est également plus élevé chez les personnes plus instruites.

Afrobaromètre est un programme collaboratif de recherche par enquêtes. Il est conduit par des spécialistes des sciences sociales de plus de 30 pays africains. La coordination des activités est assurée par le Centre pour le Développement de la Démocratie (CDD) au Ghana, l’Institut de Justice et de la Réconciliation (IJR) en Afrique du Sud, l’Institut des études de Développement (IDS) à l’Université de Nairobi au Kenya, et l’Institut de Recherche Empirique en Economie Politique (IREEP) au Bénin. L’Université d’Etat du Michigan (MSU) et l’Université de Cape Town (UCT) apportent une assistance technique au réseau.


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