Renforcer les infrastructures électriques et l’électrification rurale

Donald Kaberuka, président de la BAD qui a exprimé son intention de financer le projet à hauteur de 54,5 milliards de francs CFA. Donald Kaberuka, président de la BAD qui a exprimé son intention de financer le projet à hauteur de 54,5 milliards de francs CFA.

(Agence Ecofin) - Le projet de réhabilitation, de renforcement des infrastructures électriques et d’électrification rurale fait partie du programme d'électrification rurale du Cameroun, qui couvre environ 649 localités dont plus de 91 chefs lieux d'unités administratives réparties sur l’ensemble du territoire camerounais.

Ce projet va permettre d’accroître l'accès des populations rurales à l’électricité via l'extension des réseaux haute tension (HT) existant vers les zones périurbaines. Plus précisément, il s’agira de la construction des lignes mixtes MT/BT et BT simple, de la réhabilitation et de l’extension des réseaux HT/MT/BT, de la construction des postes de distribution et des interrupteurs aériens associés, de la réalisation de branchements et de l'installation de foyers d'éclairage public, de l'électrification des zones périurbaines et de la restructuration du réseau de distribution des centres urbains.

D’après le groupe de la Banque africaine de développement qui a déjà indiqué ses intentions de participer à ce projet, « des actions commerciales spécifiques seront réalisées, afin d'augmenter le nombre d'abonnés, de toucher le maximum de populations, particulièrement les plus défavorisées ».

Pour la BAD, les zones rurales au Cameroun sont caractérisées par « une dispersion de l'habitat; un pouvoir d'achat limité ; une consommation spécifique très faible (300 kWh/abonné/an, en moyenne). Bref, analyse la banque, le marché est structurellement déficitaire que les opérateurs privés ne pourront pas s'engager au développement de l'électrification rurale, sans un investissement initial de l'Etat, associé à diverses incitations particulières. C’est pourquoi, à la direction générale de l’Economie et de la Programmation des investissements publics on laisse entendre que l’Etat du Cameroun a déjà promis des facilités et un montant de 7,3 milliards de francs Cfa (11 millions €).

Les études techniques du projet sont déjà disponibles au ministère des l’Energie et de l’Eau. Le délai d’exécution du projet est de 48 mois si tous les financements sont réunis. En effet, le coût total du projet est de 68,7 milliards FCFA (100 millions €).

Les intentions de financement de la BAD sont de 54,5 milliards de francs CFA(80 millions €). Il est prévu également qu’Aes Sonel participe au projet à hauteur de 3,6 milliards FCFA (5.5 millions €).

Au cas où ces différentes intentions de financement n’aboutissent pas, les financements seront recherchés, précise-t-on du côté de la direction générale de l’Economie et de la Programmation des investissements publics.

 

B-O.D.

 

Ce projet sera présenté à Genève à l’occasion du IXeme forum EMA Invest, en mars 2013.

 

 

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Yaoundé-Genève | 19 mai 2013