Ali peut-il réussir?
(Agence Ecofin) - Avec en héritage un nom et une longue préparation à la fonction, un climat politique des plus apaisés, hormis quelques poussées de fièvre au début des années 90, à l’issue d’une élection finalement faiblement contestée, le nouveau Bongo semblait devoir inscrire son action dans une grande continuité.
Il a préféré, contre toute attente, à la douillette gestion de l’héritage du père, être un héritier de rupture. Au musée des souvenirs, le système du père qui lui a pourtant mis le pied à l’étrier. L’indolent émirat équatorial est tiré de sa torpeur, bousculé. Le changement se fait au forceps. Au nom Bongo, il a fini d’ajouter un prénom, Ali.
Pourquoi un tel parti pris ? Pourquoi se risquer à affronter simultanément tant de lobbies, de résistances et, peut-être, attentat contre sa vie ? Question la plus fondamentale probablement, peut-il réussir ? Saura-t-il trouver les alliés et les relais pour conduire le changement ?
Ce dossier spécial, dirigé par Chérif Elvalide Sèye, paru dans le magazine mensuel Le Quorum No 1, tente d’y répondre.
Le père en a rêvé, le fils est en train de le réaliser
Pour éviter que sa « révolution » ne s’évanouisse dans les limbes équatoriaux, il choisit la marche forcée.
Il faut faire face à l’affaiblissement d’une économie de cueillette.
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Diversification des partenaires
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