Lazard ouvre un département destiné au conseil financier en Afrique subsaharienne
(Agence Ecofin) - La banque d'affaires franco-américaine Lazard a décidé d'ouvrir un département consacré au conseil financier en Afrique subsaharienne, qui opérera notamment dans le domaine des fusions et acquisitions, a-t-elle annoncé lundi dans un communiqué.
Ce département, baptisé Lazard Afrique, sera basé à Paris. Il interviendra dans toute l'Afrique subsaharienne, anglophone comme francophone, à l'exception de l'Afrique du Sud.
« Nous allons déployer notre cœur de métier, le conseil financier (fusions-acquisitions, financement de projets, structuration de bilan...), pour les acteurs économiques en Afrique subsaharienne », a expliqué à l'AFP Matthieu Pigasse, directeur général délégué de Lazard France.
Avec cette nouvelle entité animée par une quinzaine de banquiers et placée sous la direction de M. Pigasse, Lazard souhaite conseiller des entreprises africaines, mais aussi des entreprises non-africaines qui voudraient investir sur ce continent.
Le marché des fusions-acquisitions en Afrique reste limité en valeur, de l'ordre de 25 milliards de dollars. « Mais il est en très forte croissance puisqu'il a été multiplié par dix au cours des dix dernières années. Notre conviction est que cela va se poursuivre et s'amplifier », a souligné M. Pigasse.
« De plus en plus de groupes européens, américains ou asiatiques, s'intéressent à l'Afrique et souhaitent s'y développer, y voyant un relais de croissance. De même, à l'inverse, les entreprises africaines partiront un jour à la conquête du monde, à l'image du mouvement initié par les entreprises des BRIC (Brésil, Russie, Inde, Chine) depuis dix ans », a-t-il ajouté.
Outre les secteurs minier et énergétique, il a fait valoir que la distribution, les télécoms, les services financiers et les transports étaient très dynamiques dans le domaine des fusions et acquisitions en Afrique.
Parmi les contraintes pouvant peser, le directeur général délégué de Lazard France souligne toutefois la nécessité d'avoir des normes juridiques stables et les plus homogènes possibles entre les Etats, ainsi qu'une liquidité et une profondeur des places financières encore insuffisantes.









































