La CIMA retire l’agrément de la compagnie camerounaise d’assurance Samiris SA
(Agence Ecofin) - Au cours d’une réunion de la Conférence interafricaine des marchés d’assurance (CIMA) tenue le 23 octobre 2012 à Abidjan dans la capitale ivoirienne, l’agrément de la compagnie d’assurance camerounaise Samiris SA a été retiré.
Tout part d’un contrôle effectué au sein de la compagnie d’assurance Samiris en 2009 par la Commission régionale de contrôle des assurances (CRCA) de la CIMA. Un contrôle qui révèle les besoins de financement d’un montant d’environ 813 millions de FCfa. Ce qui va pousser la CIMA à demander à Samiris de régulariser sa situation. Des plans de refinancement jugés insatisfaisants par la CRCA vont être proposés par la compagnie.
D’autres irrégularités seront également constatées. Le quotidien le Messager, dans son édition de ce matin, publie des extraits des injonctions de la CRCA qui avait tenu sa 59eme session ordinaire à Douala du 10 au 15 mai 2010 et qui s’était planchée sur les propositions de Samiris SA. « La déclaration notariée de souscription et de versement n’était pas conforme aux dispositions de l’article 613 de l’Acte uniforme Ohada relatif au droit des sociétés commerciales et du Gie. En effet, le notaire ne certifie pas que le montant des souscriptions déclarées est conforme à celui figurant sur les bulletins de souscription et que le montant des versements déclarés est conforme à celui figurant sur le certificat de dépôt ; les noms des actionnaires souscripteurs Kamdem Roger et SGBM n’apparaissent pas sur le relevé du compte augmentation de capital social. La société doit transmettre une analyse du relevé faisant ressortir les versements effectués par tous les actionnaires », apprend-on.
Face à tous ces manquements, et à bien d’autres, et ce, malgré les réponses non convaincantes de Samiris, la CIMA a donc décidé de retirer l’agrément de la compagnie d’assurance le 23 octobre dernier. Le quotidien Mutations relève d’ailleurs qu’en principe, les délais pour répondre aux injonctions de la CRCA sont de trois mois. Bien qu’on ait accordé jusqu’à deux ans de délai supplémentaire à Samiris, ses dirigeants n’ont pas pu réunir l’argent nécessaire.
B-O.D.









































